PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
Recherche d'un toponyme
Lancer la recherche
Marcelle-Ferron, place
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Artistes-peintres
Localisation
District de Sainte-Marguerite.
Impasse à partir de la rue Marguerite-D’Youville.
Historique
Voie ouverte en 1961.
Noms antérieurs:
- « rue Étienne-Seigneuret » (de 1961 à 1972),
- « place Beaudry » (de 1972 à 2004).
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Marcelle Ferron (29 janvier 1924 - 19 novembre 2001), artiste-peintre, sculpteure et verrière. Marcelle Ferron, comme son frère Jacques et sa sœur Madeleine (tous deux écrivains), a profondément marqué le monde des arts. Native de Louiseville, elle perdit sa mère à l'âge de sept ans. Suite à cela, son père, notaire d'allégeance très libérale, décida de parfaire l'éducation familiale à la campagne. Leur nouvelle vie allait faire d'eux des personnes très indépendantes et engagées dans la transformation du Québec des années 1940. Marcelle Ferron se retrouva plus d'une fois à l'hôpital, terrassée par une tuberculose osseuse. Ses nombreux passages l’amenèrent à adopter une philosophie nouvelle, son amour de la vie, sa fougue et sa franchise, ce qui lui valut l'admiration et la reconnaissance de ses pairs, celle d'une fonceuse et d'une femme engagée à bien des égards. Son prestige d'artiste reconnue lui donna le sérieux de son parler, de sa pensée; ce qui fit d'elle une féministe avant son temps. C'est en 1942 qu'elle s'inscrivit à l'École des beaux-arts de Québec. Elle le quitta en 1944, désabusée du peu de réponses à ses questions sur un art plus moderne. Devenue autodidacte, sa rencontre avec Paul-Émile Borduas transforma sa vision de la peinture. Suite à cette rencontre, elle joignit les rangs des automatistes en 1946. Elle fut la plus jeune signataire du manifeste Refus global en 1948, ce qui donna un véritable coup d'envoi à sa carrière d'artiste. Après maints tracas, dont une vie conjugale difficile, elle quitta Montréal pour aller s'établir à Paris avec ses trois filles. Ce séjour en France fut bénéfique pour sa carrière de peintre. À son retour, elle fit la rencontre du verrier Michel Blum. Pour elle, travailler le verre s'inscrivait dans la continuité de son art. Parmi ses réalisations, notons celles d'une murale pour l'Exposition universelle de 1967, la station de métro Champ-de-Mars, le palais de justice de Granby, un hommage aux 14 victimes de la tuerie de la l'École Polytechnique et, plus près de nous, la murale du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières. Les distinctions ne manquèrent pas: en 1983, elle fut la première femme à recevoir le prix Paul-Émile-Borduas. Puis, on la décora de l'Ordre national du Québec pour l’élever au rang de Grand officier de l'Ordre national du Québec en 2000. Marcelle Ferron est connue et reconnue partout dans le monde pour son travail exceptionnel et sa personnalité hors du commun.