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Toponymie Trois-Rivières
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Mauriac, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières-Ouest
Thème
Poètes, écrivains, romanciers et autres hommes et femmes de lettres
Localisation
District de Chavigny.
 
Cette voie est en deux segments:
 
1- un segment reliant les rues Jacob et Le Beau, parallèlement aux rues Demontigny, Jean-Racine;
2- un segment reliant les rues Demontigny et des Terrasses-du-Fleuve.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de François-Charles Mauriac (1885-1970), écrivain français et l'un des plus importants du début du XXe siècle. François-Charles Mauriac naquit à Bordeaux (Gironde) le 11 octobre 1885. Il passa son enfance dans plusieurs lieux girondins qui marquèrent profondément son œuvre: Landes de Gascogne autour de Langon, Verdelais et Saint-Symphorien, mais aussi bourgs dominés par la bourgeoisie viticole, lourde de secrets étouffés qu'il peignit dans la plupart de ses romans. Il étudia la littérature à l'université de Bordeaux d'où il sortit en 1905. Il alla ensuite à Paris pour préparer l'École des chartes, où il ne resta que quelques mois, décidant de se consacrer entièrement à l'écriture. Son premier volume de poèmes, « Les Mains jointes », fut publié en 1909. Bien que retenant l'attention des milieux littéraires, de Maurice Barrès notamment, il ne fut connu du grand public qu'une dizaine d'années plus tard. Sa carrière fut interrompue par la Première Guerre mondiale, durant laquelle il servit dans un hôpital de la Croix-Rouge des Balkans. Après la victoire de 1918, il reprit ses activités littéraires et publia « Le Baiser au lépreux » en 1922. Mauriac était avant tout occupé par la composition d'une œuvre romanesque où il se révéla un remarquable analyste des passions de l'âme (Genitrix, Le Désert de l'amour, Thérèse Desqueyroux, Le Nœud de vipères, Le Mystère Frontenac). La qualité de ses romans lui valut d'être élu à l'Académie française en 1933. Parallèlement à sa production littéraire, il prit part à quelques combats politiques, notamment au moment de la guerre d'Espagne, d'abord en faveur des nationalistes, puis contre. Sous l'occupation allemande, après quelques hésitations et la parution de « La Pharisienne », il entra en contact avec la Résistance et écrit dans des publications clandestines, où il fit paraître notamment, sous le pseudonyme de « Forez », Le Cahier noir. Outre une trentaine d'essais et de romans, il écrivit plusieurs pièces, dont certaines furent jouées à la Comédie française. Il se fit aussi journaliste dans son fameux Bloc-notes (1952-1969), qu'il publia dans Le Figaro littéraire et, pendant une parenthèse de sept ans (1954-1961), dans L'Express. Polémiste vigoureux, il prit alors position pour l'indépendance du Maroc, puis de l'Algérie, et condamna l'utilisation de la torture par l'armée française (« L'Imitation des bourreaux de Jésus-Christ »). Il soutint, un temps, Pierre Mendès France sous la IVe République, mais apporta un soutien sans faille à Charles de Gaulle sous la Ve République. Il publia aussi ses mémoires et une biographie de Charles de Gaulle, dont il resta jusqu'à la fin un des admirateurs fidèles. Il était alors un écrivain de renommée internationale: il avait obtenu le prix Nobel de littérature en 1952, et reçu la Grand-Croix de la Légion d'honneur en 1958. Son œuvre complète a été publiée en douze volumes entre 1950 et 1956. François-Charles Mauriac décéda à Paris le 1er septembre 1970; son corps a été inhumé dans le cimetière de Vémars (Val-d'Oise).