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Toponymie Trois-Rivières
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Monseigneur-Charbonneau, rue de
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Personnages de l'histoire du Québec
Localisation
District de Châteaudun.
 
Arc dont les extrémités s’ouvrent sur la rue du Cardinal-Roy, à proximité des rues des Prairies et Guillet.
Historique
Voie ouverte vers 1960.
 
Nom antérieur: « rue Charbonneau » (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Mgr Joseph Charbonneau (1892-1959), archevêque de Montréal (1940-1950), puis évêque titulaire de Bosphore. Avec Mgr Philippe Desranleau, archevêque de Sherbrooke, il fut l'un des quelques irréductibles qui refusèrent de se laisser prendre au jeu du premier ministre Maurice L. Duplessis (qui tirait avantage à maintenir l'épiscopat dans une perpétuelle mendicité) et il se montrait très mal disposés envers les autres évêques. Troisième d'une famille de dix enfants, Joseph Charbonneau naquit à Lefaivre, dans le canton d'Alfred et Plantagenet (Ontario) le 31 juillet 1892. Après des études au juniorat montfortain d'Huberdeau, au Séminaire de Sainte-Thérèse et au Grand Séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre à Ottawa le 24 juin 1916 par Charles H. Gauthier. Vicaire dans la région de l'Outaouais, il étudia ensuite la sociologie à l'Université catholique de Washington, puis il reçut un doctorat en sciences ecclésiastiques après des études à Rome (1923-1925). Le 20 septembre 1925, il devint le premier supérieur du nouveau Séminaire diocésain sur la rue Rideau. Le 22 juin 1939, il fut nommé évêque de Hearst. Dès le 31 août 1940, il succéda à Mgr Georges Gauthier au poste d'archevêque de Montréal. Il mit sur pied une école normale pour la formation classique en 1941 et il établit l'Œuvre des vocations sacerdotales en 1943. Il travailla à l'éducation au mariage et à la famille, faisant le bilan de l'action sociale auprès des jocistes, en 1944-1945. Puis, en 1946, il rencontra Robert Keyserlingk, le directeur de la British United Press, pour lui demander de faire un recensement des publications catholiques au Canada (il s'était lié d'amitié avec le chanoine Lionel Groulx). Avec Pierre Elliott Trudeau et le père Georges-Henri Lévesque, il fut de ceux qui intervinrent en faveur des grévistes d'Asbestos en 1949, ce qui lui valut la méfiance du premier ministre Maurice Duplessis. Il fut forcé de démissionner le 9 février 1950. Son successeur fut Mgr Paul-Émile Léger, supérieur du Collège canadien à Rome. Nommé évêque titulaire de Bosphore, Mgr Charbonneau mena ensuite une paisible existence à Victoria (Colombie-Britannique), étant aumônier chez les Sœurs de Sainte-Anne, lisant et priant. Il mourut d'une crise cardiaque le 19 novembre 1959. Son corps fut inhumé dans la crypte de la cathédrale de Montréal.
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