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Toponymie Trois-Rivières
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Monseigneur-Pelletier, rue de
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Évêques de Québec et de Trois-Rivières
Localisation
District des Estacades.
 
Voie reliant les rues Barkoff et du Cardinal-Villeneuve.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Mgr Georges-Léon Pelletier (1904-1987), 6e évêque du diocèse de Trois-Rivières, de 1947 à 1975. Fils Léon Pelletier et de Rose-Alma Massé, il naquit à Saint-Épiphane, dans le diocèse de Rimouski, le 19 août 1904. Après ses études classiques au Petit Séminaire de Québec et ses études théologiques au Grand Séminaire de Québec, il poursuivit ses études en philosophie et en théologie à l’université Laval. Il fut ordonné prêtre en la cathédrale de Rimouski le 24 juin 1931. Il fut professeur au Petit Séminaire de Rimouski (1931-1932), puis au Grand Séminaire et au Petit Séminaire de Québec (1935-1942). Incardiné au diocèse de Québec le 19 mai 1941, il fut nommé évêque tilulaire d’Ephaestus et auxiliaire de l’archevêque de Québec, le 5 décembre 1942. Il fut vicaire capitulaire après la mort de l’archevêque de Québec le cardinal Rodrigue Villeneuve, le 17 janvier 1947. Puis, le 2 juin 1947, soit un peu plus d'un an après son accession au trône épiscopal de Trois-Rivières, Mgr Maurice Roy fut promu au siège épiscopal de Québec, tandis que l'auxiliaire du défunt archevêque de Québec, Mgr Georges-Léon Pelletier, succéda à Mgr Roy sur le siège épiscopal de Trois-Rivières, le 26 juillet 1947. Il fut intronisé solennellement le 21 septembre 1947 et occupa son poste d’évêque de Trois-Rivières jusqu’en 1975, alors qu’il prit sa retraite au palais épiscopal. Il mourut le 24 septembre 1987 à l’âge de 83 ans. – Le 5 mai 1949, durant la célèbre grève de l'amiante à Asbestos et Thetford Mines, le nouvel évêque de Trois-Rivières imita les autres évêques du Québec en envoyant une circulaire à son clergé diocésain pour la tenue d'une quête en faveur des familles des grévistes: « La charité nous fait un devoir de demander une quête dans notre diocèse pour venir en aide aux ouvriers de l'amiante ». Le geste fut rapidement interprété par les syndicats comme un appui de l'Église catholique à leur mouvement de grève. Et ils avaient raison car, à vrai dire, l'Église appuyait les grévistes; pour elle, le véritable enjeu de la grève de 1949 était la survie même du mouvement syndical catholique face aux « unions » internationales. Le 21 décembre 1950, Mgr Pelletier, à l'instar des autres évêques du Québec, dénonça la « propagande » des Témoins de Jéhovah. Mgr Pelletier était assez représentatif de l'épiscopat québécois au temps de Duplessis. Régulièrement, il félicitait le premier ministre pour un acte ou témoignage quelconque d' « esprit chrétien ». En 1952, par exemple, il remercia Duplessis d'avoir fait cesser tout spectacle, le dimanche, dans les « clubs » et les « grills » de Trois-Rivières. En 1957, durant une « campagne de moralisation », il écrivait: « La Loi des liqueurs, qui a été spécialement surveillée, est certainement mieux appliquée. Il s'ensuit une meilleure protection pour la jeunesse ainsi qu'une éducation plus saine dans le domaine de l'obéissance aux lois. C'est toute la société qui s'en porte mieux. Les agents de la Sûreté provinciale accomplissent un excellent travail ». Puis il poursuivait en soulevant la question du travail dans les usines le dimanche: « Il ne semble pas normal que, à l'entrée de ces établissements, on voit le dimanche presque autant de voitures que durant la semaine! ». En 1948 et 1949, Mgr Pelletier fit exécuter des travaux de restauration extérieure à la cathédrale de L'Assomption de Trois-Rivières: les lucarnes de la toiture furent enlevées et celle-ci reçut un nouveau recouvrement en cuivre; les vitraux des galeries, au-dessus de la nef, exécutés par l'artiste Guido Nincheri, furent alors plongés en permanence dans la pénombre. Le 8 décembre 1950, Mgr Pelletier bénit solennellement la crypte-église de la paroisse Sainte-Marguerite-de-Cortone; l'église achevée reçut la bénédiction de Mgr Pelletier le 22 septembre 1957. La quatrième cloche, le bourdon, ajoutée au carillon de l'église Saint-Philippe de Trois-Rivières et bénite le 17 avril 1951, fut baptisée « Georges-Léon », en l'honneur de Mgr Pelletier. Le 10 octobre 1954, Mgr Pelletier bénit la chapelle de la mission Sainte-Thérèse de Trois-Rivières érigée sur un terrain de la 7e rue. Le lendemain (11 octobre 1954), il érigea canoniquement la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf formée de deux nouveaux secteurs en développement de Trois-Rivières: « Spémont » et « Sainte-Marie » (le 30 juin 1957, il y bénit l'église paroissiale Saint-Jean-de-Brébeuf). En 1954 encore, il présida les célébrations de l’Année mariale. Le 20 avril 1957, il bénit la deuxième église (actuelle) Très-Saint-Sacrement. Le 16 juillet 1959, il érigea canoniquement les missions Notre-Dame-de-la-Paix et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus. Le développement rapide du quartier Normanville, sur le deuxième coteau de Trois-Rivières, avait amené Mgr Pelletier à y nommer un desservant le 16 octobre 1954; le 5 juin 1959, la desserte de Normanville fut érigée canoniquement en paroisse sous le nom de Saint-Pie-X; le 29 décembre 1963, Mgr Pelletier y bénit la pierre angulaire et les cloches de l'église paroissiale. En juin 1961, Mgr Pelletier lança une grande campagne de souscription diocésaine de trois ans pour réaliser cinq projets majeurs dont la réfection complète de la cathédrale de L'Assomption de Trois-Rivières et la construction d'une annexe à l'évêché. L'année suivante, il abandonna le projet de construire une crypte pour les tombeaux des évêques dans la cathédrale et décida d'ériger plutôt un mausolée dans le cimetière Saint-Michel. Les travaux de réfection débutèrent en 1966, suivant des plans préparés par l'architecte Jean-Louis Caron. Trente-trois corps furent exhumés de la cathédrale et transportés dans le cimetière Saint-Michel. Parmi eux se trouvaient ceux des quatre premiers évêques de Trois-Rivières: Thomas Cooke, Louis-François Laflèche, François-Xavier Cloutier et Alfred-Odilon Comtois, qui ont été déposés dans le nouveau mausolée. Les travaux à la cathédrale furent achevés en 1967. Le 3 mai 1969, Mgr Pelletier, inaugura la nouvelle maison provinciale des Sœurs de l'Assomption de la Sainte Vierge, bâtie au 875, rue Marguerite-Bourgeois, dans la paroisse Saint-Pie-X, sur un terrain acheté des Sœurs de Marie-Réparatrice. Enfin, il présida le concile diocésain tenu de 1972 à 1975.