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Toponymie Trois-Rivières
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Nérée-Beauchemin, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Poètes, écrivains, romanciers et autres hommes et femmes de lettres
Localisation
Districts du Carmel et des Plateaux, quartiers Saint-Jean-Baptiste-De La Salle et Saint-Pie- X.
Voie reliant les rues Maurice-L.-Duplessis et De Normanville, croisant les rues des Frênes, des Mélèzes, des Saules, le boulevard des Récollets, les rues De Vaudreuil, Marie-Leneuf et le boulevard du Carmel. Remarque: cette voie souffre d’un certain désalignement, conséquence de son développement par étapes, de part et d’autre du boulevard des Récollets et de la rue des Bouleaux.
Historique
Voie ouverte en 1947, prolongée jusqu’au boulevard des Récollets en 1951, jusqu’à la rue des Bouleaux en 1955, puis jusqu’à la rue Maurice-L.-Duplessis (1959-1964). Nom antérieur: « boulevard Nérée-Beauchemin »
Nom actuel
Pour honorer la mémoire du médecin et poète Nérée Beauchemin (1850-1931). Fils du médecin Hyacinthe Beauchemin et d'Elzire Richer-Laflèche, Nérée Beauchemin naquit à Yamachiche le 20 février 1850. Étudiant au Séminaire de Nicolet, puis gradué en médecine à l'Université Laval de Québec, il exerça sa profession dans son village natal jusqu'à son décès, le 19 juin 1931. De son mariage avec Anna Lacerte en 1878 sont issus dix enfants. Connu comme « le poète de Yamachiche », Nérée Beauchemin se qualifiait d' « humble artisan du vers ». Il ne publia que deux recueils de poésie: Floraisons matutinales (Trois-Rivières, P.-V. Ayotte, 1897) et Patrie intime (1928). Dans ses œuvres, il vanta par moments, comme tant d'autres poètes, les gloires du passé, les traditions des ancêtres, la terre, la religion, les héros. Mais il souhaitait tout simplement produire une œuvre poétiquement belle à partir des choses proches de lui. Constamment porté vers la recherche de la splendeur du vrai et du beau, il avouait lui-même: « Je cisèle péniblement mes vers. Je les reprends vingt fois ». Le 11 novembre 1928, à 78 ans, Beauchemin fut honoré lors d'une grande soirée organisée par le Cercle Ozanam de Trois-Rivières et tenue dans la salle de spectacles de l'hôtel de ville, avec la participation de la Chorale du Séminaire, du musicien et compositeur J.-Antonio Thompson et du ténor Rodolphe Turcotte. À cette occasion, on lui remit un doctorat honoris causa de l'Université Laval, le Grand Prix d'apostolat laïc, ainsi qu'une toile (portrait au fusain) du peintre Rodolphe Duguay. Le 29 juillet 1934, trois ans après son décès et à l'occasion des fêtes du tricentenaire de Trois-Rivières, on inaugurait le monument de Benjamin Sulte, dans le parc Champlain, monument aussi dédié à Nérée Beauchemin et autres poètes, romanciers, journalistes et hommes de lettres. Un des pavillons de l'Université du Québec à Trois-Rivières porte aussi le nom de Nérée-Beauchemin.