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Toponymie Trois-Rivières
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P.-E.-Trudeau, place
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District des Estacades.
 
Impasse à partir de la rue Pie-XII, vers le nord-est (ruisseau Ogden).
 
Cette voie se situe vis-à-vis de la place René-Lévesque, à proximité du boulevard des Estacades et de la place René-Édouard-Caron.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada à deux reprises, de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984. Fils de Charles-Émile Trudeau et Grace Elliott, Joseph-Philippe-Pierre-Yves Elliott Trudeau (1919-2000) naquit à Montréal le 18 octobre 1919; il était l’aîné d’une famille de trois enfants. Après des études secondaires au collège Jean-de-Brébeuf, il entreprit des études en droit à l’Université de Montréal. Puis, en septembre 1944, alors qu’il avait 24 ans, il entreprit une maîtrise en économie politique à l’université Harvard, au Massachusetts. Après quoi il s’inscrivit à l’École libre des sciences politiques, à Paris, où il passa un an. Puis, il s’inscrivit à la London School of Economic où il devint un partisan des idées socialistes. Il entreprit ensuite un voyage autour du monde, au cours duquel il traversa la Chine à vélo. De retour au Québec en 1949, alors que le gouvernement de Maurice L. Duplessis était en pleine guerre contre les syndicats, il prit part à la grève illégale des travailleurs de l’amiante à Asbestos, aux côtés de son ami Gérard Pelletier, journaliste pour Le Devoir, et où il attira l’attention du chef syndical Jean Marchand. L’année suivante (1950), il décrocha un poste de fonctionnaire à Ottawa à titre d’attaché au Conseil privé, poste qu’il occupa durant un an. De retour au Québec, il se joignit à l’équipe de la revue libérale et anticléricale Cité Libre, qui suggérait de grandes réformes sociales. En 1960, il devint professeur de droit constitutionnel. Devenu membre du Parti libéral du Canada, il fut élu député de Mont-Royal en 1965. Le premier ministre Lester Bowles Pearson l’engagea alors comme secrétaire parlementaire. Deux ans plus tard, en 1967, il fut nommé ministre de la Justice. En décembre de la même année, il fit adopter une loi omnibus qui légalisait le divorce, décriminalisait l’avortement et l’homosexualité, et abolissait la loi contre la sodomie. Après la démission de Pearson (qui prenait sa retraite), Trudeau remporta la course à la chefferie du Parti libéral du Canada et devint, du même coup, le 15e premier ministre du Canada. Il fut premier ministre du Canada du 20 avril 1968 au 3 juin 1979. Durant son premier mandat, il mit en place la politique du bilinguisme et du biculturalisme, et fit adopter la Loi sur les langues officielles. Ce mandat fut aussi profondément marqué par la « Crise d’octobre 1970 », suscitée par le Front de libération du Québec (F.L.Q.), l’enlèvement et la mort du ministre du Travail du Québec, Pierre Laporte, et la mise en vigueur de la Loi sur les mesures de guerre, de même que par l’accession au pouvoir du Parti Québécois de René Lévesque au Québec, le 15 novembre 1976, par l’établissement de relations avec la Chine communiste (1970) et Cuba, et par la construction de l’Aéroport international de Mirabel. Défait par le Parti progressiste-conservateur de Joe. Clark (gouvernement minoritaire) à l’élection de 1979, le Parti libéral de Pierre Elliott Trudeau reprit le pouvoir dès l’année suivante, le 3 mars 1980. Le deuxième mandat de Trudeau fut marqué par le premier référendum sur la souveraineté du Québec, le 20 mai 1980, ainsi que par le rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne et l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés (1982), et la mise en place du Programme énergétique national, incluant notamment la nationalisation des actifs canadiens des compagnies pétrolières Gulf, B.P. (British Petrolium) et Texaco et la création de Pétro-Canada. Pierre Elliott Trudeau démissionna de son poste de chef du Parti libéral et de premier ministre du Canada le 30 juin 1984 (John Turner lui succéda). Il retourna dans sa ville natale (Montréal) où il exerça le droit pour des sociétés privées. Il reprit cependant la parole sur la place publique dans les débats sur l’accord du lac Meech, obtenu par le gouvernement conservateur de Brian Mulroney (1987), puis sur l’accord de Charlottetown (1992). Il se fit toutefois discret lors du second référendum sur la souveraineté du Québec, en 1995. Il mourut à Montréal le 28 septembre 2000; il était âgé de 81 ans. Ses funérailles eurent lieu en la basilique Notre-Dame à Montréal. Il avait épousé Margaret Sinclair. Pierre Elliott Trudeau fut sans contredit l’un des plus grands premiers ministres du Canada, aux côtés des John A. Macdonald, Wilfrid Laurier et William Lyon Mackenzie King.