PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
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P.-V.-Ayotte, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Journaux, journalistes et éditeurs trifluviens
Localisation
District des Vieilles-Forges.
À partir de la rue Baril, vers le nord-est, croisant la rue P.-E.-Neveu.
Historique
Voie ouverte en 2008.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Pierre-Victor Ayotte (1849-1936), photographe, libraire, éditeur, imprimeur, fondateur du journal Le Trifluvien et propriétaire de la maison P.-V. Ayotte. Fils de Pierre Ayotte, cultivateur, et Julie Gauthier, Pierre-Victor Ayotte naquit à Maskinongé, le 8 juillet 1849. Après des études primaires à Maskinongé, il prit la route de Lowell, au Massachusetts, où il s'initia au métier de photographe, en même temps qu'il travaillait dans une manufacture de bretelles. De retour au pays, il épousa Marie-Délia Sicard à Saint-Justin le 18 juin 1872. Neuf ans plus tard, en 1881, il amorça sa carrière de libraire-importateur à Trois-Rivières. Puis, le 31 octobre 1888, il fonda le journal Le Trifluvien (1888-1908) qui devint l'organe du Parti conservateur à Trois-Rivières. Établi d'abord aux 157-159 rue Notre-Dame, le journal fut déménagé à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Antoine le 1er juin 1893 puis, quelques semaines plus tard, aux 171-173 rue Notre-Dame (emplacement de l'actuel édifice P.-V. Ayotte). Le rédacteur en chef était l'avocat Pierre McLeod, auquel succéda Omer Héroux (7 mars 1896-1900). Parmi les journalistes se trouvaient les avocats L.-P. Guillet, Joseph Barnard et François Désilets, Jean-Baptiste Meilleur-Barthe, Oscar Ayotte, M. Vekeman et Alfred Olivier. Le Trifluvien occupait une place importante sur la scène régionale. Il disparut dans le grand incendie de Trois-Rivières le 22 juin 1908. Entre-temps, P.-V. Ayotte avait fait également l'acquisition du Mouvement catholique (1897-1901) et du journal Le Nicolétain (1890-1894). En même temps qu'il perdait son journal dans le grand incendie de Trois-Rivières, le 22 juin 1908, P.-V. Ayotte perdait aussi tout l'édifice abritant son commerce. Mais il ne se laissa pas abattre et il entreprit aussitôt la reconstruction sur le même emplacement, grâce à un prêt accordé par la Ville de Trois-Rivières. La maison d'édition P.-V. Ayotte imprima et distribua de nombreuses publications, dont plusieurs à caractère religieux, notamment Les Ursulines de Trois-Rivières et Floraisons matutinales de Nérée Beauchemin (1897). P.-V. Ayotte fut, avec Charles N. De Blois, Charles Ross Whitehead, J.-L. Fortin et J.-Alfred Charbonneau, l'un des membres-fondateurs de l'Association des citoyens des Trois-Rivières le 11 mars 1910. Il décéda le 15 juillet 1936.