PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
Recherche d'un toponyme
Lancer la recherche
Paul-Sauvé, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District des Terrasses, ancienne paroisse Saint-Laurent, secteur Lambert.
Voie reliant les rues Arthur-Béliveau et J.-H.-Fortier, croisant la place Charles-P.-Rocheleau.
Historique
Voie ouverte en 1972, prolongée en 1975.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Paul Sauvé (1907-1960), 17e premier ministre du Québec (1959-1960) à la mort subite de Maurice L. Duplessis (septembre 1959); il mourut subitement, lui aussi, quelques mois plus tard, en 1960. Fils d’Arthur Sauvé, journaliste, et Marie-Louise Lachaîne, Joseph-Mignault-Paul Sauvé naquit à Saint-Benoît le 24 mars 1907. Il fit ses études à l'école de sa paroisse natale, au Séminaire de Sainte-Thérèse, au collège Sainte-Marie, puis des études en droit à l'Université de Montréal et admis au Barreau du Québec le 8 juillet 1930. Élu député de Deux-Montagnes à l’Assemblée législative du Québec, sous la bannière du Parti conservateur, lors de l'élection partielle du 4 novembre 1930, il fut réélu en 1931, puis défait lors de l’élection de 1935. Il fut l’un des membres fondateurs de l’Union nationale (1936). Réélu député en août 1936, sous la bannière de l’Union nationale, il occupa le poste de président de l’Assemblée législative du Québec du 7 octobre 1936 au 20 février 1940. Enrôlé comme lieutenant dans l'armée de réserve depuis 1931, il fut promu commandant de compagnie, avec le grade de capitaine, au Centre de Sorel en 1940 et il fut l'un des organisateurs de l'École d'officiers et de sous-officiers de Saint-Hyacinthe en 1941 et du Centre d'instruction avancée de Farnham en 1942. Il servit en Europe avec les Fusiliers Mont-Royal en 1943, puis participa au débarquement en Normandie à titre de commandant en second en 1944. Promu lieutenant-colonel, il commanda les Fusiliers Mont-Royal en 1944. Réélu député cette année-là (1944), en même temps que l’Union nationale était reportée au pouvoir, il fut nommé ministre de la Jeunesse et du Bien-être social (du 18 septembre 1946 au 15 janvier 1959). Nommé brigadier de la 10e Brigade d'infanterie de réserve en 1947, il fut décoré de la Croix de guerre française et de la Médaille d'efficacité. Il fut aussi docteur en droit honoris causa du Bishop's College et de l'université Laval (1952), membre des Chevaliers de Colomb, du Cercle universitaire, du Club Saint-Denis, du Montreal Club, du Club de la garnison, du Club Outremont, du Quebec Winter Club, du Seigniory Club et des clubs Addington et Hedrolar. Le 10 septembre 1959, trois jours après la mort subite de Maurice L. Duplessis, il fut choisi chef de l'Union nationale, succédant à Duplessis au poste de premier ministre du Québec. Il occupa ce poste durant 112 jours, du 10 septembre 1959 jusqu’à son propre décès à Saint-Eustache, quelques mois plus tard, le 2 janvier 1960; il n’avait que 52 ans et 9 mois (Antonio Barette lui succéda). Son corps fut inhumé dans le cimetière de Saint-Eustache le 5 janvier 1960. Il avait épousé Luce Pelland, fille de Zéphirin Pelland, cultivateur, et d'Armina Laferrière, à Montréal, en la paroisse Saint-Jacques-le-Majeur, le 4 juillet 1936. Durant son bref mandat, Sauvé avait pris une certaine distance de son prédécesseur et entrepris des changements qu’il annonçait en commençant ses allocutions par le mot « désormais ». L’aréna Paul-Sauvé à Montréal (construite en 1960 et démolie en 1996) avait été nommée en sa mémoire.