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Toponymie Trois-Rivières
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Pie-XII, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Papes
Localisation
Districts de Châteaudun et des Estacades, servant de limite entre les deux districts.
 
Voie reliant les boulevards des Estacades et Thibeau, croisant les places René-Édouard-Caron, P.-E.-Trudeau, René-Lévesque, les rues Belleau, Fiset, L.-P.-Brodeur, Bruneau, Lionel-Larivière, Robert-Drouin, Des Ormeaux, D’Argenson, Saint-André, Marie-Langlois, et du Cardinal-Roy.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Pie XII, pape (chef de l’Église catholique romaine) de 1939 à 1958. Fils de Filippo Pacelli, avocat, et Virginia Graziosi, Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli (1876-1958) naquit à Rome le 2 mars 1876. Après des études au lycée Visconti, il entama en 1894 des études en théologie à l’Université grégorienne, comme pensionnaire du Collège Capranica. En 1899, il rejoint l’Institut Apollinare de l’Université pontificale du Latran, où il obtint trois licences: en théologie, en droit civil et en droit canonique. Il fut ordonné prêtre le 2 avril 1899. En 1901, il entra à la Congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires, chargée des relations internationales du Vatican, suite à la recommandation du cardinal Vannutelli, un ami de la famille. Il assista au conclave d’août 1903 et, en 1904, il fut nommé secrétaire de la Commission pour la codification du droit canonique. Il devint également camérier secret, signe de confiance de la part du pape. Il publia une étude sur La Personnalité et la territorialité des lois, spécialement dans le droit canon, puis un livret blanc sur la séparation des Églises et de l’État en France. Il dut décliner de nombreuses offres de chaires de droit canonique. Il accepta cependant d'enseigner à l’Académie des nobles ecclésiastiques, vivier de la Curie romaine. En 1905, il fut promu prélat domestique. Il devint ensuite sous-secrétaire aux Affaires ecclésiastiques extraordinaires (1911), secrétaire adjoint (1912), puis secrétaire (1914). En 1915, il se rendit à Vienne pour convaincre l'empereur François-Joseph de se montrer plus patient à l'égard de l'Italie; de la sorte, l'Italie n'entrerait pas en guerre contre les puissances centrales (Autriche-Hongrie et Allemagne). Le 20 avril 1917, le pape Benoît XV le nomma nonce apostolique en Bavière et, trois jours plus tard, archevêque titulaire de Sardes. Il fut sacré évêque dans la chapelle Sixtine, des mains du pape Benoît XV, le 13 mai 1917, jour même des apparitions de la Vierge à Fatima. Depuis 1919, la nonciature en Bavière était reconnue compétente pour l'ensemble du territoire allemand. Le 23 juin 1920, une nonciature fut créée en Allemagne. Pacelli y fut transféré en même temps qu'il reçut la nonciature de Prusse, double chapeau purement formelle puisque le personnel et l'adresse des deux nonciatures étaient les mêmes. Afin de régulariser les relations entre le Saint-Siège et d’autres États, il négocia plusieurs concordats: avec la Lettonie en 1922, la Bavière en 1924, la Pologne en 1925, la Roumanie en 1927. Il fut accrédité à Berlin en 1920. Puis, en 1929, il signa un concordat avec la Prusse. Le 16 décembre 1929, il fut élevé à la dignité de cardinal-prêtre de Saints Jean et Paul et, le 7 février 1930, nommé cardinal secrétaire d’État; il devint alors le principal collaborateur de Pie XI. Le 20 juillet 1933, il signa un concordat avec l’Allemagne d’Adolf Hitler pour régir les relations entre l'Église catholique et les autorités allemandes. La même année, il signa aussi un concordat avec l'Autriche et, en 1935, avec la Yougoslavie. L’Allemagne ne respecta pourtant pas le concordat qu’elle avait signé : de 1933 à 1939, Pacelli envoya 55 notes de protestation au gouvernement allemand, sans compter l’encyclique (1937) qui condamnait la divinisation de la race aryenne et le paganisme, fondements du national-socialisme allemand, et la déclaration prenant position contre l'annexion de l’Autriche (1938). C’est dans ce contexte que Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli fut élu pape le 2 mars 1939 (succédant à Pie XI) et intronisé le 12 mars suivant, à l’âge de 63 ans, sous le nom de Pie XII. Les débuts du pontificat de Pie XII, durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), sont sujets à controverse, les archives vaticanes de cette période n'ayant été publiées qu'en partie. La fin de la guerre permit la pénétration du communisme en Europe de l’Est. Les rapports, inexistants durant la guerre, empirèrent. Les gouvernements liés à Moscou firent fermer peu à peu les représentations du Saint-Siège. Le 1er juillet 1949, le Saint-Office excommunia globalement les communistes. Le 1er novembre 1950, Pie XII proclama le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie. La même année, le 23 décembre, il annonça la découverte de la tombe de saint Pierre, retrouvée exactement à l'aplomb de la coupole de Michel-Ange, à la suite de fouilles archéologiques. Pie XII mourut dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo le 9 octobre 1958 à l’âge de 82 ans (Jean XXIII lui succéda).