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Toponymie Trois-Rivières
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René-Édouard-Caron, place
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District des Estacades.
 
Impasse à partir de la rue Pie-XII, vers l’est (ruisseau Ogden), à proximité du boulevard des Estacades et des places René-Lévesque et P.-E.-Trudeau.
Historique
Voie ouverte vers 1983.
 
Nom antérieur: « rue Caron » (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de René-Édouard Caron (1800-1876), lieutenant-gouverneur du Québec de 1873 à 1876. Fils d'Augustin Caron, cultivateur, et Marie-Élisabeth Lessard, René-Édouard Caron naquit à Sainte-Anne-de-Beaupré et fut baptisé dans l'église paroissiale le 11 octobre 1800. Il étudia au collège latin de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (Montmagny), puis au Petit Séminaire de Québec de 1813 à 1820. Il fit l'apprentissage du droit à Québec et fut admis au barreau en 1826; il exerça sa profession à Québec. Nommé conseiller de la reine en 1848, il représenta le quartier du Palais au conseil municipal de Québec en 1833-1834, puis fut maire de 1834 à 1837 et de 1840 à 1846. Élu sans opposition député de la Haute-Ville de Québec en 1834, il fit partie du groupe des modérés de Québec, mais appuya généralement le parti des bureaucrates. Il démissionna le 7 mars 1836. Appelé au Conseil législatif le 22 août 1837, il en fut membre jusqu'à la suspension de la constitution, le 27 mars 1838, durant la rébellion des Patriotes canadiens. Choisi comme conseiller exécutif le 22 août 1837, il refusa le poste. Le 10 mars 1844, il déclina aussi la fonction de procureur général du Bas-Canada que lui offrait Denis-Benjamin Viger. Nommé au Conseil législatif le 9 juin 1841, il en fut le président du 8 novembre 1843 au 18 mai 1847, puis du 11 mars 1848 au 15 août 1853. Destitué pour cause d'absentéisme le 16 mars 1857, il fit des démarches en vue de faire annuler cette décision en 1860 et 1861, notamment auprès de la reine, mais en vain. Membre des ministères La Fontaine-Baldwin et Hincks-Morin, notamment à titre de président du Conseil législatif, il fut conseiller exécutif du 11 mars 1848 au 26 novembre 1849, puis du 28 octobre 1851 au 15 août 1853. Nommé juge de la Cour supérieure du Bas-Canada le 15 août 1853, puis juge de la Cour du banc de la reine le 27 janvier 1855, il fut membre de la Cour seigneuriale créée en 1854 et présidée par Louis-Hippolyte La Fontaine. Il fut l’'un des trois commissaires chargés de la codification des lois civiles du Bas-Canada en 1859. Officier de milice, président du Comité constitutionnel de la réforme et du progrès, ainsi que de l'Institut canadien de Québec et, de 1842 à 1852, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec; vice-président de la Société littéraire et historique de Québec, il reçut en 1865 un doctorat honorifique en droit de l'université Laval. Il accéda à la charge de lieutenant-gouverneur du Québec le 17 février 1873. Fait grand-croix de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1875, il mourut en fonction à sa résidence de Spencer Wood, à Sillery, le 13 décembre 1876, à l'âge de 76 ans et 2 mois. Après des obsèques célébrées dans la basilique Notre-Dame, son corps fut inhumé dans le cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Sainte-Foy, le 18 décembre 1876. Il avait épousé Marie-Vénérande-Joséphine Deblois (fille de Joseph Deblois et de Marie-Vénérande Ranvoyzé) dans la cathédrale Notre-Dame de Québec, le 16 septembre 1828.
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