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Toponymie Trois-Rivières
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René-Lévesque, place
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District de Châteaudun.
 
Impasse à partir de la rue Pie-XII, vers l’ouest (ruisseau Lachapelle).
 
Cette voie se situe vis-à-vis de la place P.-E.-Trudeau, à proximité du boulevard des Estacades et de la place René-Édouard-Caron.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de René Lévesque, 23e premier ministre du Québec durant près de 9 ans, du 25 novembre 1976 au 3 octobre 1985. Fils de l’avocat Dominic Lévesque et de Diane Dionne-Pineault, René Lévesque (1922-1987) naquit à New Carlisle, dans le comté de Bonaventure en Gaspésie, le 24 août 1922 ; il était l'aîné d'une famille de quatre enfants: deux frères, Fernand et André, ainsi qu'une sœur: Alice. Après des études classiques au Collège de Gaspé, puis au collège Saint-Charles-Garnier à Québec, il entreprit des études de droit à l’université Laval, mais abandonna le cours en 1943. Entre-temps, en 1936, alors qu’il n’avait que 14 ans, il décrocha un emploi d’été comme annonceur et lecteur de nouvelles à la station de radio C.H.N.C.-AM de New Carlisle. Passionné par ce métier, il fut remplaçant comme annonceur et rédacteur à la station C.H.R.C. de Québec en 1941 et 1942. Après s’être vu refuser un poste d’officier, en tant que correspondant de guerre, au sein de l’Armée canadienne, il obtint un poste d’agent de liaison dans l’Armée américaine et fut envoyé à Londres pour les besoins de la station de radio The Voice of America (la Voix de l’Amérique), créée par l'American Psychological Warfare Department de l'Armée américaine. Il suivit les troupes américaines en France, en Autriche et en Allemagne. Puis, en février 1945, il devint correspondant de guerre dans les troupes du général George Patton, puis celles du général Alexander McCarrell Patch ; il était avec la première unité américaine qui atteignit le camp d’extermination de Dachau. Après la guerre, il s’établit à Montréal et fut engagé comme journaliste pour Radio-Canada International ; il y fut animateur de l’émission « Journalistes au micro ». Il fut appelé de nouveau comme correspondant de guerre, en 1952, lors de la guerre de Corée. Cette année-là, il fut promu chef du service des reportages télévisés à Radio-Canada et devint animateur de l’émission de radio « Au lendemain de la veille » et des émissions de télévision « Carrefour » et « Premier plan ». Il devint une personnalité publique très en vue en animant une émission d’affaires publiques hebdomadaire, « Point de mire », à Radio-Canada de 1956 à 1959. Il reçut d’ailleurs le prix Olivar-Asselin pour sa carrière de journaliste, en 1957. Pendant sa carrière à la télévision publique, il prit une part active à la grève des réalisateurs de Radio-Canada, du 29 décembre 1958 au 7 mars 1959, et fut même arrêté par la police, en même temps que 29 autres grévistes. Son émission « Point de mire » fut retirée des ondes à l’été 1959 et René Lévesque quitta la Société Radio-Canada le 24 avril 1960. Il décida alors de se lancer dans une carrière politique. Devenu membre du Parti libéral du Québec, il fut élu député de Laurier à l’Assemblée législative du Québec le 22 juin 1960, alors que le Parti libéral de Jean Lesage mettait fin au règne de l’Union nationale qui était au pouvoir depuis 1944. Le 5 juillet suivant, le premier ministre Lesage nomma Lévesque ministre des Travaux publics et ministre des Ressources hydrauliques (jusqu’au 28 mars 1961), puis ministre des Ressources naturelles (du 28 mars 1961 au 19 janvier 1966). Réélu député de Laurier le 14 novembre 1962, René Lévesque annonça le 1er mai 1963 que le gouvernement Lesage avait nationalisé l’électricité et que la société Hydro-Québec (créée en 1944) avait fait l’acquisition des compagnies Shawinigan Water & Power, Quebec Power, Southern Canada Power, St. Maurice Power, Gatineau Power, Saguenay Power, Northern Quebec Power, La Sarre Power, de la Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent, de la Compagnie électrique de Mont-Laurier et de la Compagnie électrique de Ferme-Neuve. Le 14 octobre 1965, Lévesque fut nommé ministre de la Famille et du Bien-être social (jusqu’au 16 juin 1966). Réélu à nouveau le 5 juin 1966, il quitta le Parti libéral et le gouvernement le 4 septembre 1967 pour siéger comme député indépendant. Deux mois et demi plus tard, le 19 novembre 1967, il fonda le Mouvement souveraineté-association (M.S.A.) qui prônait la souveraineté politique du Québec assortie d’une association économique avec le Canada. Le 28 décembre suivant, il entreprit des négociations avec le Ralliement pour l’indépendance nationale (R.I.N.) de Pierre Bourgault et le Ralliement national (R.N.) de Gilles Grégoire en vue d’une fusion avec le M.S.A. En janvier 1968, il publia son manifeste, Option Québec, et, le 19 avril se tint le 1er congrès d’orientation du M.S.A. Puis, le 11 octobre de la même année, se tint à Québec le congrès national du nouveau parti né de la fusion M.S.A.– R.N.: le Parti Québécois. À la fin de ce congrès, trois jours plus tard, soit le 14 octobre 1968, René Lévesque fut élu président du nouveau parti. Le 26 octobre 1968, les membres du R.I.N. votèrent en faveur de la dissolution de leur organisation; quinze jours plus tard, la majeure partie de ses 16 000 membres adhérèrent au Parti Québécois. Tout allait pour le mieux, jusqu’à l’élection du 29 avril 1970 alors qu’il fut balayé par le raz-de-marée libéral de Robert Bourassa et perdit son siège de député de Laurier. Chroniqueur pour le Journal de Montréal et le Journal de Québec (1970-1976), et chroniqueur à partir de 1974 pour Le Jour dirigé par Yves Michaud, il fut réélu président du Parti Québécois en 1973, mais défait dans la circonscription de Dorion lors de l’élection du 29 octobre de la même année. Toutefois, le vent allait tourner: le 15 novembre 1976, Lévesque fut élu député de Taillon et son parti remporta l’élection contre le Parti libéral de Robert Bourassa qui avait mécontenté l’électorat québécois par l’adoption de diverses mesures impopulaires, dont la Loi 22 sur la langue officielle. Le 25 novembre 1976, René Lévesque était assermenté comme premier ministre du Québec. Son premier mandat fut marqué par le premier référendum sur la souveraineté du Québec, le 20 mai 1980, et l’adoption de la Loi 101 (Charte de la langue française) (26 août 1977), de la Loi sur l’assurance-automobile, la Loi contre les briseurs de grève, la Loi sur la protection du territoire agricole (22 décembre 1978) et la Loi sur le financement des partis politiques. Son premier gouvernement était alors composé de personnages de très haut niveau intellectuel, dont: Jacques-Yvan Morin, Camille Laurin, Denis Lazure, Louise Harel, Jacques Léonard, Jacques Parizeau, Marc-André Bédard, Denis Vaugeois, Claude Morin, Lise Payette. Réélu député de Taillon le 13 avril 1981, il occupa le poste de premier ministre du Québec jusqu’à sa démission, le 3 octobre 1985. Son second mandat fut marqué par la « Nuit des longs couteaux » (du 4 au 5 novembre 1981), le rapatriement unilatéral de la Constitution canadienne (1982) et l’attaque de l’Assemblée nationale par le soldat Denis Lortie (mai 1984). Pierre-Marc Johnson, fils de l’ancien premier ministre unioniste Daniel Johnson, lui succéda à la présidence du Parti Québec et au poste de premier ministre du Québec. René Lévesque mourut d’une crise cardiaque à Montréal (île des Sœurs) le 1er novembre 1987; il était âgé de 65 ans. Sa dépouille fut inhumée dans le cimetière Saint-Michel de Sillery. Il avait épousé Louise L’Heureux en premières noces (1947), puis Corinne Côté en secondes noces (12 avril 1979). De sa première union naquirent trois enfants: Pierre, Claude et Suzanne. René Lévesque, qui était familièrement surnommé « Ti-Poil », a laissé derrière lui plusieurs livres et textes d’opinion, dont: Un pays qu’il faut faire (1967), Option Québec (1968), La Passion du Québec (1978), Oui (1980), Attendez que je me rappelle... (1986). En 1993, l’Association des journalistes indépendants du Québec a créé le prix René-Lévesque.