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Toponymie Trois-Rivières
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Riopel, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières-Ouest
Thème
Familles souches du Québec
Localisation
District de Chavigny.
 
Voie reliant les rues Marion et Bellefeuille, croisant les rues Bernard, Lauzon.
 
Voie parallèle aux rues de Sienne, des Dominicains.
Historique
Nom pour lequel la Commission de toponymie a donné un avis favorable le 24 septembre 1999.
Nom actuel
Pour honorer cette famille originaire de Saint-Denis, près d’Oléron, en France. – Parmi les membres de cette grande famille, mentionnons le nom de Jean-Paul Riopelle (1923-2002), l'un des plus grands peintres du Québec, sculpteur et graveur. Il naquit à Montréal le 7 octobre 1923. Il fut formé auprès de deux maîtres différents: Henri Bisson, peintre académique pour qui même l'impressionnisme était un peu outré, et Paul-Émile Borduas qui se voulait à la pointe de l'avant-garde et surréaliste. Ce dernier finit par l'emporter et Riopelle se joignit au groupe des automatistes, exposa à Montréal avec eux en 1946 et en 1947, et signa le manifeste Refus global, en 1948. Mais déjà le coeur de Riopelle était à Paris, où il finit par s'installer. C'est là qu'il trouva sa voie, ce qu'il appellait « le hasard contrôlé ». Il s'associa brièvement avec les surréalistes à Paris; il fut le seul Canadien à exposer avec eux en 1947. Mais il avait plus d'affinités avec le groupe dit d' « abstraction lyrique ». Les années 1950 furent celles de sa consécration à Paris (le critique Georges Duthuit s'intéressait à son travail) et en Amérique (Biennale de São Paulo en 1951 et 1955; Younger European Painters au Guggenheim en 1953; Exposition internationale de Pittsburgh en 1958 et 1961). C'était aussi la période de ses « grandes mosaïques », tableaux peints à la spatule, faits d'éléments multicolores juxtaposés de façon telle qu'ils rappellaient un paysage vu des airs. Durant les années 1960, Riopelle diversifia ses moyens d'expression, touchant autant l'encre sur papier, l'aquarelle, la lithographie, le collage que l'huile. Sa peinture prit aussi plus de risques, comme s'il cherchait à se défaire de ses réussites passées pour explorer de nouvelles avenues; les tableaux devinrent plus chaotiques et plus matiéristes, Riopelle demandant à la matière de le délivrer de la forme, de sa forme. Le grand tableau « Point de rencontre » (1963), qu'il destinait à l'aéroport de Toronto et qui est maintenant à l'Opéra Bastille de Paris, est le chef-d'oeuvre de cette période. À partir de 1969, Riopelle réalisa plusieurs sculptures dont la fontaine du Stade olympique à Montréal, intitulée « La joute » en l'honneur des héros sportifs de son enfance, les joueurs de hockey. En peinture, il se lança dans la série des Hiboux, et au même moment se passionna pour les jeux de ficelle inuits. En 1972, à la suite du décès de sa mère, il retourna au Québec et aménagea un studio à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, dans les Laurentides. Un voyage dans le Grand Nord lui révéla des paysages noirs et blancs insoupçonnés. Il en résulta la série des Icebergs. Pour les années 1980, on parle souvent d'un « retour à la figuration » chez Riopelle, mais on pourrait dire qu'il ne s'en est jamais vraiment éloigné. Il poursuivit sa série sur les « Oies blanches », grandes migratrices comme lui. En même temps, il abandonna les méthodes traditionnelles de peinture pour leur préférer la bombe aérosol et procéda souvent par impressions négatives, c’est-à-dire qu'il projetait sa couleur sur un objet qu'il retirait ensuite de manière à n'en conserver la forme qu'en négatif sur la toile. L' « Hommage à Rosa Luxemburg » (1992), installé aujourd’hui dans le Casino du Lac-Leamy, marque le point culminant de cette période et est considéré comme le testament artistique de Riopelle. C'est aussi un hommage à l'amour, à la peintre américaine Joan Mitchell qui fut sa compagne pendant 25 ans. Riopelle a vécu au Québec ses dernières années, ses ateliers étant situés à L'Estérel et à l'Île-aux-Oies, dans le Saint-Laurent, en amont de Québec. Il mourut à l’Ile-aux-Grues, 12 mars 2002 (tiré de: François-Marc Gagnon, L'Encyclopédie canadienne en ligne).