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Toponymie Trois-Rivières
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Saint-Charles, rang
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Pointe-du-Lac
Localisation
District de Pointe-du-Lac.
 
À partir du chemin Sainte-Marguerite, vers le nord-ouest, croisant les rue des Écoliers et des Frères-Enseignants, puis bifurquant vers le nord, croisant la rivière Saint-Charles, l’autoroute Félix-Leclerc, le rang des Garceau, les rues Janvelly et Cantin, puis bifurquant vers le nord-est, croisant le 6e Rang et le chemin des Petites-Terres, et débouchant sur une impasse.
 
Le rang Saint-Charles est l’une des principales voies du secteur de Pointe-du-Lac, donnant accès à l’autoroute Félix-Leclerc.
Historique
Noms antérieurs:
 
- « 5e Rang »,
- « chemin du Village-des-Lucas » (avant 1825),
- « route du Village-des-Lucas » (avant 1825),
- « route de Saint-Charles » (sur le plan Hopkins de 1879),
- « chemin de la Gare » (surnom, 1879-1965),
- « avenue Saint-Charles » (segment villageois, avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
Ouvert vers 1780, le rang Saint-Charles est, avec les chemins Sainte-Marguerite, de la Pointe-du-Lac, des Petites-Terres, de la Concession et Anne-Dupuys, le 6e Rang, le 6e Rang Est, le 6e Rang Ouest, les rangs de l’Acadie, Jean-Sauvaget, Saint-Nicolas et des Garceau, l’une des plus anciennes voies du secteur de Pointe-du-Lac. Le rang Saint-Charles s’arrête, à son extrémité nord-est, sur la limite entre l’ancienne concession du 5e Rang de Pointe-du-Lac et l’ancienne concession du 4e Rang du fief Saint-Maurice (ville de Trois-Rivières). L’actuel segment du rang Saint-Charles compris entre le 6e Rang et son extrémité nord-est, laquelle se trouve sur la limite entre l’ancienne concession du 5e Rang de Pointe-du-Lac et l’ancienne concession du 4e Rang du fief Saint-Maurice (ville de Trois-Rivières), portait le nom de « 5e Rang ». Ce segment, qui apparaît sur le plan Hopkins de 1879, n’est pas clairement identifié comme tel. Lors de sa verbalisation, le 27 septembre 1825, le rang Saint-Charles était appelée « chemin du Village-des-Lucas » ou « route du Village-des-Lucas », car elle conduisait au village des Lucas (du nom de son premier occupant). Cette voie apparaît sur le plan Hopkins de 1879 sous le nom de « route de Saint-Charles ». Sur ce même plan, la rue des Frères-Enseignants est un segment du rang Saint-Charles. Depuis, le rang Saint-Charles a été prolongé vers le sud-est jusqu’à sa jonction avec le chemin Sainte-Marguerite; le segment vers le sud-ouest (jusqu’à sa jonction avec la rue Notre-Dame Ouest) a alors pris le nom de « rue de la Station », lequel nom a été changé pour « rue des Frères-Enseignants » en 1986. « Chemin de la Gare » était un surnom du rang Saint-Charles, à l’époque où il conduisait à la gare ferroviaire de Pointe-du-Lac (1879-1965).
Nom actuel
Saint Charles est le second patron de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Visitation de Pointe- du-Lac. Le patronyme désigna d’abord la « rivière Saint-Charles »: le nom apparaît dans l’acte d’aveu et de dénombrement des fiefs De Tonnancour et De Normanville, par René Godefroy de Tonnancour, daté du 8 juin 1723. Il est dit dans cet acte que le seigneur De Tonnancour a commencé « depuis deux ans un nouveau Domaine sur la dite seigneurie à l’entrée du lac Saint-Pierre, et à l’endroit appelé la rivière Saint-Charles… ». Le patronyme a ensuite été transmis à la « concession Saint-Charles » et au « rang Saint-Charles ». – Saint Charles Borromée (1538-1584), cardinal et archevêque de Milan, est vu comme le modèle des évêques et le restaurateur de la discipline ecclésiastique. Né le 2 octobre 1538 au château d’Arona (dans le Milanais), d’une illustre maison de Lombardie. Dès l'âge de douze ans, il était bénéficiaire d'une riche abbaye considérée comme héritage de sa famille; il en reçut une autre et un prieuré résignés en sa faveur par le cardinal de Médicis, son oncle maternel, qui devint le pape Pie IV (1559-1566). Il n'avait guère que 22 ans lorsque ce pape le fit cardinal en 1560; il fut chargé, en cette qualité, de l’administration de la Romagne et de la marche d'Ancône, de la protection des nations étrangères (Portugal, Suisse, Pays-Bas), et de l'inspection générale des Franciscains, des Carmélites et des Chevaliers de Malte. Son influence sur son oncle fit accélérer les travaux du concile de Trente, retardés par la résistance que la cour de Rome opposait aux mesures destinées à la réformer elle-même. Après le concile, il prit une part importante à la composition du célèbre catéchisme connu sous divers noms (Catechismus Tridentinus, Catechismus Romanus, Catechisnaus ad parochos). Il institua au Vatican une académie composée d'ecclésiastiques et de laïques; il y faisait le soir des conférences qui furent publiées sous le titre Noctes Vaticanae. En 1562, pressé par sa famille de se marier, il entra dans les ordres sacrés, reçut la prêtrise et se fit consacrer évêque; mais ce fut seulement en 1565 que le pape lui permit de résider dans son diocèse de Milan. Borromée tint six conciles provinciaux et onze synodes diocésains, et il institua un conseil permanent, pour pourvoir à l'application des règlements du concile de Trente. Les témoignages de ses efforts se trouvent dans le volumineux recueil des actes de ces conciles: Acta Nediolanensis Ecclesiae (Milan, 1582, 1 vol., et 1599, l vol. in-fol. ; Lyon, 1682, 2 vol. in-fol.; Bergame, 1738, tl vol.). Il fonda, en outre, plusieurs séminaires et établit la congrégation des Oblats, voués à s'offrir et à se porter partout où les besoins de l'Église les réclamaient. Étendant aussi son activité sur la Suisse, il fonda à Milan un séminaire helvétique destiné à former des prêtres imbus des doctrines romaines et il travailla à une ligne qui ne se réalisa qu'après sa mort: elle prit le nom de Ligue d'Or ou Ligue de Borromée et fut contractée en octobre 1586 par les cantons catholiques, lesquels s'engageaient à prendre les armes contre tous ceux qui allaient tolérer l'hérésie sur leur territoire. Borromée paraît avoir été inspirés par les Jésuites; il leur a fait des donations considérables; il a fondé pour eux un superbe collège à Milan et il leur a procuré des maisons à Lucerne, à Fribourg et ailleurs. Charles Borromée mourut le 3 novembre1584; il a été canonisé en 1610 et sa fête est célébrée le 4 novembre. En 1697, une statue colossale lui a été élevée à Arona.