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Toponymie Trois-Rivières
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Saint-Denis, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Maires et députés de Trois-Rivières
Localisation
District de Laviolette, centre-ville et quartier Saint-Philippe.
 
Voie reliant la rue Bonaventure et le boulevard de la Commune, croisant les rues Radisson, des Volontaires, des Forges, Saint-Georges, Saint-Roch, Bureau, Gervais, Laurier, De La Vérendrye, McDougall, Noiseux et Poisson.
 
Voie parallèle aux rues Bellefeuille, Saint-Olivier et Royale.
Historique
Voie projetée sur un plan de 1815 à partir de la rue des Forges, vers le nord-est, jusqu’à la rue Niverville (pour rejoindre la rue Sainte-Geneviève), mais ouverte depuis la rue des Forges jusqu’à la rue Bonaventure; prolongée vers le sud-ouest depuis la rue Saint-Georges jusqu’à la rue Gervais en 1873, jusqu’à la rue De La Vérendrye en 1918, puis tracée jusqu’au boulevard de la Commune en 1926, lors du lotissement de la Commune. Le petit tronçon depuis la rue des Forges (au pied du pont Lejeune) jusqu’à la rue Saint-Georges n’a été ouvert qu’en 1914.
Nom actuel
Saint Denis était le patronyme de Denis-Benjamin Viger (1774-1861), député de Trois-Rivières au Parlement du Canada-Uni (1845-1847), puis conseiller législatif (1848-1858). Né à Montréal, avocat de profession, il fut prisonnier politique en 1837-1838 et délégué au Parlement de Londres pour exposer les griefs des Canadiens contre le gouvernement colonial. Il fut un grand défenseur des Canadiens-Français. Saint Denis aurait joué un rôle important dans l’établissement du christianisme à Paris. Mais qui est saint Denis ? On n’en sait trop rien; plusieurs théories s'affrontent et aucune ne semble très solide. La première veut qu’il s’agirait saint Denis l'Aréopagite d'Athènes, disciple de saint Paul (celui de la Bible), qui serait mort vers 250; il ne serait donc pas un contemporain de saint Paul. Selon une autre hypothèse, il aurait été envoyé à Paris au Ier siècle par le pape saint Clément. Enfin la dernière théorie prétend qu'il faisait partie d'un groupe de sept évêques envoyés par Rome au IIe siècle pour évangéliser le pays; cette version est la plus crédible des trois. – Lorsque Denis arriva à Paris, il y eut de nombreuses conversions au christianisme, au point que les prêtres des autres religions s'en inquiétèrent. Ils demandèrent donc l'intervention de l'empereur Domitien qui envoya des troupes à Paris. Denis et deux de ses compagnons (saint Rustique et saint Éleuthère) furent arrêtés avec de nombreux autres chrétiens et présentés au prévôt Sisinnius Fesceninus. Celui-ci leur demanda de se soumettre à l'autorité de l'empereur mais les trois prêtres refusèrent. Après les avoir fait torturer, le prévôt ordonna leur exécution au sommet de la butte Montmartre (à l'extérieur de la ville). Mais les légionnaires n'attendirent pas d'être arrivés au sommet et décapitèrent Denis à mi-chemin de la pente (au niveau de l'actuelle rue Yvonne-le-Tac, 18e arrondissement). Les corps devaient ensuite être jetés dans la Seine mais une chrétienne s'en empara (vraisemblablement la Catulla, dont il est fait mention dans la légende) et les inhuma selon les rites chrétiens. Selon certains textes, il semblerait qu'un bon nombre de chrétiens furent massacré dans la ville, en même temps que l'exécution du saint. Les détails de l'histoire de saint Denis apparaissent vers le Ve siècle. La version habituelle de la légende est celle qui figure dans la Vie des Saints de Jacques de Voragine (XIIIe siècle). Au Ve siècle, sainte Geneviève fit édifier une basilique sur le lieu de l’inhumation du saint: la basilique Saint-Denis.