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Toponymie Trois-Rivières
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Sainte-Cécile, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Ursulines de Trois-Rivières
Localisation
District de Marie-de-l’Incarnation, quartier Sainte-Cécile.
 
Voie reliant la rue des Ursulines et le boulevard du Saint-Maurice, croisant les rues Saint-Benoît, Hart, De Tonnancour, des Commissaires, Sainte-Geneviève, Charlevoix et Saint-Martin.
 
Voie parallèle aux rues Laviolette, Saint-François-Xavier, Sainte-Ursule, Sainte-Angèle, Saint-Paul, Hertel.
Historique
Voie ouverte avant 1879, depuis la rue Saint-Benoît jusqu’à la rue De Tonnancour; prolongée vers le nord-ouest jusqu’à la rue des Commissaires vers 1902, vers le sud-est jusqu’à la rue Notre-Dame (actuelle rue des Ursulines) en 1907, puis à nouveau vers le nord-ouest jusqu’à la rue Sainte-Geneviève en 1909.
 
La rue Sainte-Cécile se situe dans l’ancien domaine des Ursulines qui s’étendait derrière leur monastère (rue des Ursulines), entre les rues Sainte-Cécile à l’est, Saint-François-Xavier à l’ouest, et vers le nord jusqu’au-delà de la rue Charlevoix. Son nom, comme ceux des rues Saint-Vallier, Sainte-Ursule et Sainte-Angèle appartient à l’histoire de cette communauté religieuse.
 
En juillet 1881, la communauté des Ursulines de Trois-Rivières demanda à la Ville de Trois-Rivières de déplacer la rue Sainte-Hélène de 60 à 70 pieds vers le nord-est, sur des terrains leur appartenant, pour permettre la construction d'un corps de logis qui devait servir de nouveau pensionnat. Le 5 septembre 1888, soit deux ans et demi après l'inauguration du nouveau pensionnat du Sacré-Cœur (le 4 avril 1883), la Ville donna suite à la demande des religieuses: on ouvrit une nouvelle rue « sur le terrain des Ursulines de Trois-Rivières à la profondeur sud-ouest des emplacements de la ruelle Saint-Paul » sous le nom de « rue Sainte-Cécile ». Le 19 novembre 1888, le Conseil municipal de Trois-Rivières adopta une résolution désignant cette nouvelle artère sous le nom de « rue Sainte-Cécile ». L'ouverture de cette rue, qui comptait 18 habitations en 1890, entraîna la disparition de la ruelle Saint-Paul et de la rue Sainte-Hélène, au nord du cloître des Ursulines. En 1907, une maison de brique appartenant aux Ursulines de Trois-Rivières fut démolie pour permettre le prolongement de la rue Sainte-Cécile en ligne droite vers le sud, jusqu'à la rue Notre-Dame (actuelle rue des Ursulines). Puis, en octobre 1909, les Ursulines acceptèrent de vendre les terrains nécessaires au prolongement vers le nord de la rue Sainte-Cécile, à partir de la rue des Commissaires jusqu'à la rue Sainte-Geneviève.
Nom actuel
Sainte Cécile était le patronyme de soeur Sainte-Cécile le Vaillant, fondatrice de la communauté des Ursulines de Trois-Rivières; elle mourut le 9 mars 1699, durant une épidémie de fièvre.
 
Sainte Cécile de Rome (morte décapitée vers 230), vierge et martyre, aurait vécu aux premiers temps du christianisme. Sa légende en fait une vierge qui, mariée de force, continua à respecter son vœu de virginité. Issue d'une noble famille romaine, elle fit vœu de virginité et vécut en Sicile. Après avoir converti de nombreuses personnes, dont son mari, Valérien, et comparu devant le tribunal du préfet de Rome, elle aurait été condamnée au martyre. Elle mourut à Rome. Un passage de sa légende affirme qu'en allant au martyre, elle entendit une musique céleste; cette anecdote en fit la patronne des musiciens, des luthiers et des autres fabricants d'instruments de musique. On la représente avec une couronne de fleurs, un plant de lys, un instrument de musique et une épée. Elle est fêtée le 22 novembre et c'est l'un des martyrs des débuts de l'Église les plus vénérés. Le grand compositeur Haydn a composé une « Missa sanctae Ceciliae » vers 1773.
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