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Toponymie Trois-Rivières
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Saint-Irénée, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Localisation
District de la Madeleine.
 
Voie reliant les rues Saint-Jean-Baptiste et Turmel, croisant les rues Dumas, Latreille, Montplaisir, Rousseau et Fusey.
 
Voie parallèle aux rues Rochefort, Beauchemin, Saint-Valère, Saint-Alphonse et Saint-Henri.
Historique
Voie ouverte en 1941 (rue des Chenaux).
 
Noms antérieurs:
 
- « rue Saint-Irénée »,
- « rue des Chenaux » (segment au nord de la rue Fusey, jusqu’à la rue Turmel) (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
Avant de reprendre son nom de « rue Saint-Irénée » en 2004, la rue des Chenaux avait déjà porté le nom de « rue Saint-Irénée » puisqu’elle en était le prolongement.
 
Le nom de « rue des Chenaux » avait été donné à cette voie pour évoquer la présence des chenaux de la rivière Saint-Maurice à travers les îles de son embouchure. Toutefois, cette voie se situe fort loin de la rivière Saint-Maurice. La rue Gélinas, au nord des rues Turmel et De Grandmont, a déjà porté le nom de « rue Saint-Irénée » puisqu’elle en était le prolongement.
Nom actuel
Saint Irénée était le patronyme d’Irénée Rochefort, propriétaire de terres sur le lot 387 du cadastre de Cap-de-la-Madeleine, dans les paroisses Sainte-Famille et Saint-Odilon, où a été ouverte cette voie. – Saint Irénée (c.130-202) fut évêque de Lyon (177-202) et théologien chrétien anti-gnostique. Irénée, dont le nom en grec signifie « Pacifique » ou « homme de paix », naquit à Smyrne, en Asie Mineure (Grèce), vers 130. Il devint disciple de saint Polycarpe qui l’envoya en Gaule vers 157. À la mort de Pothin, évêque de Lyon, victime d’une persécution de l’empereur romain Marc Aurèle, en 177, Irénée fut choisi pour lui succéder. Il intervint auprès du pape pour le dissuader d’excommunier une partie de l'Église d'Asie qui voulait célébrer la fête de Pâques à une date de son propre choix. Il dressa la liste de succession des papes à Rome. Il est aussi l’auteur d'un important ouvrage: Réfutation de la prétendue gnose au nom menteur, connu généralement sous le titre de Contre les hérésies, un traité dans lequel il mentionne, entre autres, l'existence d'un « Évangile de Judas », et d'un Exposé de la prédication des Apôtres dont la visée est à la fois apologétique (au sens où Irénée veut défendre la foi chrétienne menacée par les sectes gnostiques) et catéchétique. Irénée mourut à Lyon en 202, après la publication d'un édit de persécution par Septime Sévère. D'après la tradition, il mourut en martyr, bien qu'il n'y ait aucune preuve formelle. Cette thèse s'appuie sur des témoignages de Jérôme au Ve siècle et de Grégoire de Tours au VIe siècle. Ses reliques sont conservées dans l’église Saint-Irénée, auprès d'autres martyrs de Lyon depuis le Ve siècle. Il est fêté le 28 juin par l’Église catholique et le 23 août par l’Église orthodoxe.
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