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Toponymie Trois-Rivières
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Saint-Jacques, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District de Marie-de-l’Incarnation, quartier Saint-François-d’Assise.
 
À partir du chemin de fer de ceinture vers le nord-est, jusqu’à la rue Saint-François-d’Assise, croisant la rue Saint-François-Xavier.
 
Voie parallèle aux rues Whitehead, Saint-Christophe, Sainte-Catherine, Gingras, Williams.
Historique
Lors de son ouverture, vers 1925, cette voie s’étendait vers le nord-est jusqu’à la rue Saint- Paul. La construction de l'église paroissiale Saint-François-d’Assise, en 1928, entraîna la fermeture du tronçon depuis la rue Saint-François-d'Assise jusqu’à la rue Le Caron. Puis, la construction de l’école Saint-François-d’Assise, deux ans plus tard (1930), entraîna la fermeture du tronçon depuis la rue Le Caron jusqu’à la rue Saint-Paul.
Nom actuel
Plusieurs personnages de l’Église catholique primitive ont porté le nom de Jacques: saint Jacques le Mineur, apôtre et fils d’Alphée; le premier évêque de Jérusalem et l’auteur de l’Épître de saint Jacques. Mais, il s’agissait sans doute, ici, d’invoquer la protection de saint Jacques de Zébédée, apôtre (appelé aussi Jacques le Majeur). Fils de Zébédée et de Marie Salomé, il était le frère aîné de l’apôtre Jean l'Évangéliste, tous deux sont surnommés Boanerges, c'est-à-dire « fils du tonnerre » (Marc III: 17), ce qui permet de le distinguer de l'apôtre Jacques, « fils d’Alphée ». Jacques fut appelé par Jésus alors qu'il était en train de pêcher dans les eaux du lac de Tibériade. Il fut l'un des tout premiers disciples à suivre Jésus et l’un de ses plus proches. Il fut témoin, avec Pierre et Jean, d’événements importants, dont la Transfiguration et l'agonie de Jésus au mont des Oliviers. Ce même groupe de trois apôtres fut le seul à suivre Jésus lorsqu'il alla ressusciter la fille du chef de la synagogue. Enfin, Jacques est cité parmi les témoins de la troisième apparition de Jésus après sa mort, sur les bords du lac de Tibériade (épisode de la pêche miraculeuse, rapporté par saint Jean). Jacques est le seul apôtre dont la mort est rapportée dans le Nouveau Testament: « Il (le roi Hérode) fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. » (Actes, XII:2). Il est fêté le 25 juillet. – Avant son martyre à Jérusalem, l'évangélisation de la péninsule ibérique qui connut, aux premiers siècles de notre ère, une histoire riche et mouvementée, est attribuée à saint Jacques. Après les Romains et les Wisigoths, en 711, les fondateurs de la nation hispanique furent emportés par le déferlement de la vague musulmane. Cependant, la résistance s'organisa. Au nord de la péninsule naquit l'idée de la « Reconquista » et en Galice, en l'an 42 ou 44 après J.-C., fut découvert le tombeau de l'apôtre Jacques le Majeur. Celui-ci fut jeté au-delà des murs de Jérusalem et livré aux rapaces et aux chiens. Les compagnons de l'apôtre, qui veillaient, recueillirent sa dépouille et la déposèrent dans une barque. Voguant au gré des courants et des flots, guidée par un ange ou par la main de Dieu, selon les diverses versions de la légende, la barque traversa la Méditerranée, passa le détroit de Gibraltar et, sept jours plus tard, s'échoua sur les côtes de Galice, près du port d'Iria, là où Jacques le Majeur avait jadis prêché. Ce prodige a été authentifié par les bulles pontificales des papes Clément V en 1088, Alexandre III en 1165 et Grégoire en 1227. Les premiers écrits relatant ladite découverte datent de 1077. Vers 810-813, l'ermite Pelagius et l'évêque Théodomir, guidés par une étoile mystérieuse brillant au-dessus du champ où gisait le tombeau, le découvrirent. Ce champ prit le nom de « Campus Stallee » (champ de l'Étoile) qui devint ensuite « Compostelle ». Le siège épiscopal fut transféré d'Iria Flavia à Compostelle en l'an 900.