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Toponymie Trois-Rivières
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Saint-Laurent, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Localisation
District du Sanctuaire.
 
Districts de la Madeleine et des Estacades avant novembre 2009.
 
Voie reliant la rue Notre-Dame Est et Radnor, croisant les rues Beaumier, Toupin, Saint-Lazare, Roy, Loranger, le boulevard Sainte-Madeleine, les rues Latreille, Montplaisir, De Grandmont, Patry, Dessureault, Houdan, Leduc, Houssart, Berlinguet.
 
Cette voie se prolonge même au nord de la rue Radnor, jusqu’au chemin de fer.
 
Voie parallèle aux rues Rochefort, Saint-Irénée, des Érables, Saint-Maurice.
Historique
Voie ouverte en 1930 (rue Saint-Laurent) et 1956 (5e Rue).
Noms antérieurs:
 
- « rue Saint-Laurent »,
- « 5e Rue » (segment au nord de la rue Dessureault) (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
La rue Saint-Laurent est aussi un segment de la route 138 (autrefois route nationale no 2), du boulevard Sainte-Madeleine à la rue Fusey.
 
Le segment de la rue Saint-Laurent compris entre le boulevard Sainte-Madeleine au sud et la rue Fusey au nord comptait un très grand nombre de maisons érigées durant les décennies 1910 et 1920, des maisons unifamiliales d'ouvriers dans la plupart des cas. À l'été 1942, la Wartime Housing Limited a favorisé la construction de résidences pour loger les travailleurs de l'industrie militaire dans le secteur compris entre les rues Dorval et Saint-Laurent et le boulevard Sainte-Madeleine. Le projet Wartime Housing était un programme du gouvernement du Canada pour la construction d'habitations ouvrières destinées aux travailleurs des usines de guerre, dont l'Electric Steel (bombes) et la Sterling Shirts and Overalls (chemises militaires). La Wartime Housing Limited devint plus tard la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL). – Dans l'après-guerre, avec l'usage grandissant de l'automobile, des hommes d'affaires établirent des commerces, notamment des garages de mécanique et des stations d'essence pour profiter de cette manne que constituait la clientèle de passage.
Nom actuel
La rue Saint-Laurent est une voie qui conduit au fleuve Saint-Laurent, lequel doit son nom à l'explorateur français Jacques Cartier qui, le 10 août 1535, jour de la fête de saint Laurent, désigna le golfe « baye Sainct-Laurens ». Le nom de « Saint-Laurent » fut inscrit pour la première fois sur une carte en 1569 par le géographe Mercator (1512-1594). Puis, en 1604, Samuel de Champlain adopta lui aussi le nom de Saint-Laurent pour remplacer celui de « rivière de Canada ». Ce n'est que progressivement que le nom du golfe s'imposa et remplaça celui « de Canada » pour désigner le grand fleuve Saint-Laurent. – Fils d’Orence (ou Orens, dans le sud-ouest de la France) et de Patience, Laurent de Rome serait né à Huesca, dans le royaume d’Aragon (actuelle Espagne), vers 210 ou 220. Il fut envoyé, tout jeune encore, dans la ville de Saragosse afin de compléter ses études humanistiques et liturgiques. Il y fit la connaissance du futur pape Sixte II, lequel, une fois sur le trône, en fit le premier des sept diacres attachés au service de l'Église romaine. Laurent avait, en cette qualité, la garde du trésor de l'Église et était chargé d'en distribuer les revenus aux pauvres. Avant de mourir, il aurait expédié le saint Calice (la coupe utilisée par le Christ lors de la dernière Cène), qui faisait partie de ce trésor, à ses parents, à Huesca (cette coupe est de nos jours conservée dans la cathédrale de Valence, en Espagne). Saint Laurent est mort martyr sur un gril à Rome, en 258. On le célèbre le 10 août. – Laurent, dont le plus ardent désir était d'être associé au martyre de saint Sixte, le suivait en versant des larmes et lui disait: « Où allez-vous, mon père, sans votre fils ? Saint pontife, où allez-vous sans votre ministre ? » Sixte lui répondit: « Mon fils, un plus grand combat vous est réservé; vous me suivrez dans trois jours ». Après l'avoir ainsi consolé, Sixte lui ordonna de distribuer aux pauvres toutes les richesses dont il était dépositaire, dans la crainte qu'elles ne tentassent la cupidité des persécuteurs. Laurent distribua donc aux indigents tout l'argent qu'il avait entre les mains, puis il vendit les vases et les ornements sacrés, et en employa le produit de la même manière. Cependant, le préfet de Rome, informé que l'Église possédait des trésors, fit venir Laurent et lui enjoignit de les livrer pour les besoins publics. Laurent demanda un peu de temps, fit venir les orphelins, puis dit au préfet en les lui montrant: « Voilà les trésors de l'Église, que je vous avais promis ». À cette vue, le préfet entra en fureur et, croyant intimider Laurent, il lui dit que les tortures qu'il aurait à souffrir seraient prolongées et que sa mort ne serait qu'une lente et terrible agonie. Ayant ordonné qu'on dépouillât Laurent de ses habits, il le fit d'abord déchirer à coups de fouet, puis étendre et attacher sur un gril, de manière que les charbons placés au-dessous et à demi allumés ne devaient consumer sa chair que peu à peu. La légende rapporte qu'il subit son martyre sans plainte, priant pour l'Église de Rome jusqu'à son dernier soupir. On lui prête les paroles suivantes prononcées lors de son agonie: « Voici, misérable, que tu as rôti un côté; retourne l’autre et mange ». – Sous le règne de Constantin le Grand, on bâtit une église sur le tombeau de saint Laurent (la basilique Saint-Laurent hors les murs, près du cimetière Verano), laquelle est l’une des sept églises du pèlerinage introduit par saint Philippe Néri et l'un des principaux lieux de pèlerinages romains.
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