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Toponymie Trois-Rivières
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Saint-Pierre, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District de Marie-de-l’Incarnation, Arrondissement historique.
 
Voie reliant les rues Laviolette et Saint-François-Xavier, croisant la rue Saint-Jean.
 
Voie parallèle à la rue des Ursulines.
Historique
Voie ouverte en 1650; la plus ancienne mention est de 1660. Elle est, avec les rues Saint- Jean, Saint-François-Xavier, Saint-Louis, des Casernes et des Ursulines, l'une des plus anciennes voies de communication de Trois-Rivières. La rue Saint-Pierre constituait la limite nord du bourg fortifié de Trois-Rivières, duquel on sortait par la « grand-porte » (à l’angle des actuelles rues Notre-Dame Centre et Bonaventure).
 
Avant le grand incendie de 1908, le tronçon de la rue Notre-Dame Centre depuis la rue Bonaventure jusqu’à la rue Laviolette, qui se situait alors derrière l’église paroissiale de Trois-Rivières, était un prolongement de la « rue Saint-Pierre » et portait ce nom. Le changement n’a été effectué officiellement qu’en 1947, alors que la partie de la rue Notre-Dame traversant l’ancien bourg fortifié (actuel Arrondissement historique) a pris le nom de « rue des Ursulines ». Me Arthur Béliveau s’était opposé au projet qui visait à changer le nom de la rue Saint-Pierre pour celui de « rue Notre-Dame », en dépit du fait qu’elle est dans son prolongement.
Nom actuel
Saint Pierre était le patronyme de Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières, qui avait sa résidence sur cette rue (voir: rue Pierre-Boucher).
 
Saint Pierre (mort à Rome vers 65) fut l'un des douze apôtres du Christ, parmi lesquels il tient une position privilégiée car il fut, selon l'Église catholique, le premier évêque de Rome et chef de l'Église (pape) fondée par Jésus de Nazareth. Simon-Pierre, de son vrai nom Simon ou Siméon, fils de Jonas (Simon Barjonas), fils de Jonas, naquit au début de l'ère chrétienne à Bethsaïde, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade, comme Philippe et André. Avec son frère André, il décida de suivre Jésus qu'il accueillit dans sa maison de Capharnaüm. Il reçut de lui le nom de « Képha » qui signifie en araméen « rocher », traduit par Πετρος, « pierre », en grec, ce qui a donné Petrus en latin, puis Pierre en français. L'Évangile de Matthieu rapporte que Jésus l'a explicitement considéré comme étant le fondement de son Église : « Et moi je te dis que tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Pierre a assisté et participé à plusieurs miracles ou évènements majeurs de la vie du Christ, comme la Marche sur les eaux, la Transfiguration, l'arrestation de Jésus, son procès, puis sa Passion. À l'annonce par Marie de Magdala que le tombeau de Jésus avait été trouvé vide, il fut le premier à y entrer, Jean lui ayant laissé la préséance. Puis, il bénéficia avant les autres d'une apparition du Christ ressuscité. Lors de la dernière apparition du Christ à ses disciples, il reçut la mission d'être le pasteur de l’Église. Les Actes des Apôtres le montrent dirigeant la communauté chrétienne. Après la Pentecôte, c'est lui qui prit la parole et commença la prédication du message chrétien. Lors du concile de Jérusalem, il prit position en faveur de l'admission des païens dans l’Église. Après cela, les Actes ne disent plus rien de sa vie. La tradition de l'Église catholique attribue à Pierre la direction de l'Église d'Antioche où il serait resté sept ans. Le séjour de Pierre à Rome est attesté par la première Épître de Pierre. Plusieurs textes antiques font allusion à son martyre (il aurait été crucifié la tête vers le sol), ainsi qu'à celui de Paul, qui se seraient produits lors des persécutions ordonnées par Néron, notamment dans l'enceinte du Circus Vaticanus construit par l’empereur Caligula, situé sur colline Vaticane. C'est sur ces sites que furent édifiées au IVe siècle les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-hors-les-Murs qui leur sont dédiées. À l'issue d'une campagne de fouilles, une tombe a été retrouvée en 1942; il s'agit d'une tombe que les chrétiens du IVe siècle considéraient comme celle de Pierre. Elle fut officiellement reconnue comme telle par le pape Paul VI en 1964. Saint Pierre, apôtre, est fêté le 29 juin, date à laquelle la tradition situe le martyre de Pierre.