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Toponymie Trois-Rivières
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Taschereau, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District des Estacades.
 
Voie reliant les rues Joly et Chapleau, parallèlement en partie aux rues Taillon, Mousseau, Adélard-Godbout.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Louis-Alexandre Taschereau (1867-1952), 14e premier ministre du Québec (1920-1936). Fils de Jean-Thomas Taschereau et Marie-Louise-Joséphine Caron, Louis-Alexandre Taschereau naquit à Québec le 5 mars 1867; il était le neveu du cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau, archevêque de Québec. Après des études au Séminaire de Québec et des études en droit à l’université Laval, il fut admis au barreau du Québec le 9 juillet 1889 et pratiqua au sein du cabinet d’avocats de Charles Fitzpatrick et de Simon-Napoléon Parent. Puis, il se lança en politique, servant de lieutenant au chef du Parti libéral, Lomer Gouin, en même temps qu’il était journaliste pour l’Action libérale et vice-président de la Banque d’économie de Québec. Élu député de Montmorency en 1900, il fut ministre des Travaux publics (1907-1919) dans le gouvernement Gouin. Successeur de Gouin, il fut premier ministre du Québec durant 15 ans, du 9 juillet 1920 jusqu’à sa démission, le 11 juin 1936. Taschereau fut l’un des premiers à prôner l'exploitation de l'énorme potentiel hydraulique des cours d'eau du Nouveau-Québec. Saisissant bien les limites du capital disponible dans un Canada peu peuplé, il travailla activement à attirer des investissements américains pour développer le potentiel industriel du Québec et tenter de stopper l'émigration massive vers les États-Unis. Durant la prohibition aux Etats-Unis, il instaura le monopole gouvernemental sur la vente des vins et spiritueux (création de la Commission des liqueurs, devenue plus tard la Société des alcools du Québec). Il créa une École des beaux-arts à Québec et une autre à Montréal. Les libéraux de Taschereau étaient principalement opposés aux nationalistes québécois, tels qu’Henri Bourassa (éditeur du journal Le Devoir), et le chanoine Lionel Groulx (éditeur de L’Action canadienne-française). Mais son gouvernement provoqua un certain mécontentement au sein même du Parti libéral ; les libéraux de l’aile gauche quittèrent le Parti libéral pour former un nouveau parti: l’Action libérale nationale (A.L.N.) de Paul Gouin (fils de l’ancien premier ministre Lomer Gouin et petit-fils de l’ancien premier ministre Honoré Mercier). L’A.L.N. allait, en 1936, fusionner avec le Parti conservateur du Québec pour former un nouveau parti: l’Union nationale, dirigée par Maurice L. Duplessis. Mais, avant même que cette fusion ne devienne effective, Gouin et Duplessis dénoncèrent publiquement la corruption du gouvernement Taschereau et firent éclater le scandale des comptes publics. Taschereau démissionna le 27 juin 1936; Adélard Godbout lui succéda. L’élection d’août 1936 mit fin aux 40 ans de pouvoir du gouvernement libéral et porta Maurice L. Duplessis et son parti, l’Union nationale, à la tête du Québec. Louis-Alexandre Taschereau mourut à Québec le 6 juillet 1952 à l’âge de 85 ans. Sa dépouille a été inhumée dans le cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Sainte-Foy. Il avait épousé Adine Dionne.