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Toponymie Trois-Rivières
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Visons, rue des
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Pointe-du-Lac
Thème
Mammifères terrestres
Localisation
District de Pointe-du-Lac, parc domiciliaire du Lac-des-Pins.
 
Voie reliant les rues des Tamias et Gérard-Gauthier, croisant les rues des Loutres, des Castors.
 
Cette voie se prolonge au-delà de la rue Gérard-Gauthier, vers le sud-ouest.
 
Voie parallèle au chemin du Lac-des-Pins.
Historique
Nom antérieur: « rue des Cyprès » (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
Voie ouverte en 1996, dans l’ancienne concession du 4e Rang de Pointe-du-Lac.
Nom actuel
Le vison est un mammifère carnassier de la taille d’un putois, très recherché pour sa fourrure. On le retrouve en Amérique, en Europe et en Asie. On l’appelle aussi « putois d’Amérique ». – Au XVIIIe siècle, la chasse pour la traite des peaux s'ouvrit au gibier de tout poil: renard, cerf, pékan (martre du Canada), raton laveur, belette, ours, lynx, loup, carcajou (blaireau d'Amérique), chat sauvage, coyote, glouton, lièvre, mouffette et, dans une moindre mesure, orignal, caribou, chevreuil, bison et vison. La plupart des animaux à fourrure étaient chassés en hiver, soit à partir des premiers jours de septembre jusqu'aux premiers jours du printemps, car c'est en hiver que le pelage est le plus épais. Les chasseurs amérindiens piégeaient les animaux, traitaient les fourrures et les transportaient jusqu'à des postes de traite établis à des endroits stratégiques par les traiteurs. Dès la fonte des glaces, les produits de la chasse d'hiver étaient portés au comptoir de traite. Des groupes de chasseurs apparaissaient avec leurs cargaisons de pelleteries. Seule présence blanche dans un univers autochtone, le poste de traite était un pôle d'attraction; une multitude de tentes s'installaient aux abords. À tout moment, de petits groupes d'Amérindiens y passaient pour s'approvisionner en outils, munitions, farine, couvertures, graisse, aiguilles, hameçons, boutons, chaudrons, briquets, etc. Durant tout l'été, de grands canots ravitaillaient les postes en marchandises et victuailles, puis retournaient dans le sud remplis de fourrures. L'exportation des fourrures demeura, jusqu'à la fin du Régime français, le secteur le plus important du commerce extérieur. Mais celui-ci fut subitement relégué au second plan durant les guerres napoléoniennes (1806-1814), alors que le commerce du bois, en forte demande sur les marchés de Grande-Bretagne, connut une croissance rapide et spectaculaire. Au début des années 1840, le bois et le blé devinrent les produits de base de l'économie canadienne, déclassant complètement le commerce des fourrures. Jusqu’à tout récemment, porter un manteau de vison était un signe de richesse ou, à tout le moins, de condition aisée.
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