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Toponymie Trois-Rivières
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Félix-Leclerc, autoroute
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières, Pointe-du-Lac, Trois-Rivières-Ouest, Saint-Louis-de-France, Cap-de-la-Madeleine
Localisation
Districts de Pointe-du-Lac, des Vieilles-Forges, de Chavigny, des Terrasses, de Rigaud, de Laviolette, de Sainte-Marguerite, de Marie-de-l’Incarnation, du Carmel, des Estacades, de Châteaudun, de Sainte-Marthe et de Saint-Louis-de-France.
 
Voie rapide portant le numéro 40 dans le système de numérotation des routes du ministère des Transports du Québec et traversant tout le territoire de la ville de Trois-Rivières, d’est en ouest, à partir de sa limite avec la municipalité de Saint-Maurice (district de Saint-Louis-de-France) jusqu’à sa limite avec la municipalité d’Yamachiche (district de Pointe-du-Lac).
Historique
Noms antérieurs:
 
- « autoroute De Francheville »;
- « autoroute de la Rive-Nord ».
 
Voie rapide reliant les villes de Montréal et Québec par la rive nord du fleuve Saint-Laurent. La portion de cette autoroute qui s’étend de l’autoroute de l’Énergie (55) (à l’ouest) jusqu’à la limite de la ville de Trois-Rivières et de la municipalité de Saint-Maurice (à l’est) a d’abord eu le statut de « voie interurbaine » et le numéro 755 (dans le système de numérotation des routes du ministère des Transports du Québec). Son tracé avait été projeté dès 1966. Des modifications aux plans initiaux, des changements de gouvernements et les nombreuses expropriations ont retardé sa réalisation. Sa construction a réellement débuté en 1973 avec la démolition de 400 maisons situées principalement dans les quartiers Sainte-Marguerite et Saint-Sacrement. Elle a été inaugurée en 1977 sous le nom d’ « autoroute De Francheville ».
 
En 1985, la Commission de toponymie du Québec a proposé de nommer l’autoroute 40 « autoroute de la Nouvelle-France », mais cette voie rapide a plutôt été nommée « autoroute Félix-Leclerc » (décret du Gouvernement du Québec 1084-97, daté du 12 décembre 1997)
 
La portion de l’autoroute 40 projetée à partir de l’autoroute de l’Énergie (55) à l’ouest, à la hauteur du boulevard des Chenaux, jusqu’à sa jonction avec l’autoroute De Francheville (755) à l’est, à la limite de la ville de Trois-Rivières et de la municipalité de Saint-Maurice, n’a jamais été construite; le projet lui-même, qui aurait nécessité la construction d’un nouveau pont sur la rivière Saint-Maurice, a été complètement abandonné, même si certains plans indiquent encore le corridor ou tracé que devait emprunter cette voie rapide (des entrées et sorties de l’autoroute étaient prévues à sa jonction avec le boulevard des Forges, tout près de la rue Léger). De sorte que la voie interurbaine – autoroute De Francheville (755) – est devenue une partie intégrante de l’autoroute Félix-Leclerc (40).
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Félix Leclerc (1914-1988), auteur, compositeur, interprète, animateur, comédien, poète et écrivain, mais – en fait – le plus grand chansonnier québécois du XXe siècle. Félix Leclerc naquit à La Tuque, en Mauricie, en 1914. Après une enfance ordinaire dans sa ville natale, le jeune Félix Leclerc fut envoyé à Ottawa pour faire ses études classiques. Ce premier déchirement et les longs moments de solitude au pensionnat contribuèrent à développer chez lui un esprit rêveur et créateur. Entre 1934 et 1950, Leclerc toucha à différents domaines de création culturelle. Il s'imposa surtout à la radio comme animateur. Il mit à profit ses talents d'écrivain dans des radio-romans et des contes lus à la radio qu'il publia plus tard: Adagio (1943), Allegro et Andante (1944). Il chantait ici et là dans des radio-romans et des pièces de théâtre, et commença à se produire comme chansonnier à la fin des années 1940, mais il n'avait encore qu'un public restreint. Ses chansons de la nature n'intéressaient pas les citadins qui souhaitaient alors se dissocier de l'image du colon canadien. En 1950, Jacques Normand fit entendre à l'imprésario français Jacques Canetti un enregistrement de la chanson « Le train du Nord ». Rapidement, Leclerc se retrouva à Paris, fit une tournée en France et enregistra un premier album incluant la chanson « Moi mes souliers ». Il fut accueilli en roi à son retour au Québec. En 1951, on le considérait déjà comme un grand de la chanson et il suscitait l'admiration de jeunes lièvres tels que Jacques Brel et Georges Brassens. Félix Leclerc sortit un deuxième disque en 1957 et on le vit se produire dans des boîtes à chansons qui se multipliaient au Québec au début des années 1960. Malgré ses succès dans la chanson, il persistait à se considérer d'abord et avant tout comme un écrivain. Il écrivit des pièces de théâtre et des téléromans. Mais, suite au succès mitigé – pour ne pas dire déconfiture – de ses pièces de théâtre, ses relations avec la presse s'envenimèrent et il quitta le Québec pour la Suisse en 1966. Après une tournée triomphale en Europe, il revint se produire au Québec, puis s'installa sur l'île d'Orléans en 1970. Il y passa une retraite paisible jusqu'à sa mort le 8 août 1988.