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Toponymie Trois-Rivières
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Récollets, boulevard des
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières, Trois-Rivières-Ouest
Thème
Curés et desservants de Trois-Rivières
Localisation
Districts de Laviolette, de Sainte-Marguerite, du Carmel, de Rigaud, des Plateaux; quartiers Saint-Philippe, Sainte-Marguerite, Saint-Jean-de-Brébeuf, Notre-Dame-de-la-Paix (ancienne paroisse Saint-Laurent), Saint-Pie-X.
 
Voie reliant les boulevards des Chenaux et Gene-H.-Kruger, croisant notamment les boulevards Laviolette, des Forges, Jean-XXIII et la rue Sainte-Marguerite, l’autoroute Félix-Leclerc et la rue Bellefeuille.
Historique
Nom antérieur: « boulevard Laurentien » (segment dans l’ancienne ville de Trois-Rivières- Ouest).
 
Cette voie est l’une des plus importantes artères de Trois-Rivières. Son tracé ceinturait autrefois la Ville de Trois-Rivières à l’ouest (Ville de Trois-Rivières-Ouest) et au nord (municipalité de Saint-Michel-des-Forges) et servait pratiquement de limite entre les municipalités. Elle a été ouverte en divers segments: 1947, 1955, 1966. Le boulevard Laviolette a été prolongé jusqu’au boulevard des Récollets en 1947; le carrefour giratoire, à la rencontre des deux boulevards, a été aménagé en juillet 1961. Le segment situé dans l’ancienne ville de Trois-Rivières-Ouest, c’est-à-dire depuis le boulevard Gene-H.-Kruger, vers le nord-ouest, jusqu’au chemin de fer Montréal–Québec, était nommé « boulevard Laurentien ». Ce nom évoquait celui d’une des régions du Québec – les Laurentides – et faisait écho au boulevard Mauricien, dont le nom évoque celui d’une autre région du Québec: la Mauricie. Le nom de « boulevard Laurentien » a été changé peu après son raccordement avec le boulevard des Récollets (le Règlement numéro 608, daté du 18 septembre 1989, parle du « boulevard des Récollets, anciennement boulevard Laurentien »).
 
En avril 1940, au moment où le ministère de la Défense nationale se préparait à utiliser à nouveau le champ de tir situé derrière le parc de l'Exposition et le cimetière Saint-Michel, 53 maisons étaient bâties le long du chemin qui traversait les propriétés du gouvernement fédéral (futur boulevard des Récollets). Ces maisons, qui formaient un petit village appelé communément « La Pierre », se trouvaient en partie dans le secteur Sainte-Marie de la ville de Trois-Rivières, tout près d'un dépotoir, et en partie dans la municipalité de la paroisse de Trois-Rivières (banlieue), sous la juridiction de la mission Saint-Michel-Archange-des-Forges. Elles étaient totalement dépourvues des principaux services publics.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire des Récollets, missionnaires, desservants et curés de Trois-Rivières de 1615 à 1634, de 1671 à 1682 et de 1693 à 1776. Les Récollets constituaient une branche de l'Ordre des Frères mineurs ou Franciscains réformés, appelés « les frères mendiants »). Plusieurs années avant même la fondation de Trois-Rivières (1634), les Récollets établis à Québec commencèrent à exercer leur apostolat au petit poste de traite situé au confluent de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent. On prétend que c'est le père récollet Denys Jamet qui, le 26 juillet 1615, célébra la première messe au lieu dit Trois rivières. Jamet était accompagné du père Jean Dolbeau et du frère Pacifique Duplessis. Mais la célébration de la messe par le père Dolbeau, à la fin de juin 1616, ne semble pas faire de doute. Le religieux demeura deux semaines aux Trois rivières, le temps que Samuel de Champlain et le père Joseph Le Caron se rendissent jusque dans la région des Grands Lacs. La traite étant finie, l'expédition était de retour à Québec au début de juillet. L’année suivante, en 1617, le père Le Caron y envoya le frère Pacifique Duplessis, apothicaire de formation, pour tenter la conversion de quelques Amérindiens. Dans une cabane sur le Platon, dominant le fleuve, le frère Duplessis recevait les petits Algonquins: les uns, malades, y trouvaient soins et réconfort, les autres y apprenaient les premiers éléments de la langue française et du petit catéchisme; de ce fait, on accorde généralement le titre de « premier maître d'école » à Trois-Rivières au frère Duplessis. En juillet 1618, le père Paul Huet, qui accompagnait Champlain, érigea une chapelle temporaire aux Trois rivières. Pierre Langoisseux y prit même l'habit des Récollets en 1622 et les pères y exercèrent leur apostolat presque sans interruption jusqu'en 1629, année de la prise de Québec par les Anglais, puis de 1632 à 1634, année de la fondation de Trois-Rivières, puis de 1671 à 1682. Le 2 octobre 1679, Jean Crevier et Marguerite Hertel donnèrent un terrain au gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, pour l'établissement des Récollets. Les 5 février et 11 mai 1692, les pères échangèrent (via leur protecteur, le gouverneur Claude de Ramesay) leurs terrains avec ceux de Pierre Pépin dit Laforce et de Claude et Michel Poulain, sur le côté sud de la rue Notre-Dame (actuelle rue des Ursulines). C'est là, entre la rue Saint-François-Xavier et la palissade du bourg, qu'ils construisirent leur monastère dès leur retour et rétablissement à Trois-Rivières, en 1693. Quelques années plus tard, en 1698, le frère convers Didace (Claude Pelletier) commença la construction d'une petite chapelle en bois, inaugurée en 1704. D'autres terrains, situés dans la ville, furent aussi donnés aux Récollets par Marguerite Hertel (via le gouverneur Claude de Ramesay), le 4 juillet 1698, et par les Ursulines en 1719. Le 16 avril 1719, en effet, les Ursulines signèrent un acte de donation aux Récollets d'un terrain de 20 pieds sur 30 pieds « sur le bord de la grande rue Notre-Dame » pour la construction d'une chapelle. Mais le 19 septembre 1732, l'évêque-coadjuteur de Québec, Mgr Pierre-Herman Dosquet interdit aux Ursulines de donner un terrain aux Récollets et à ceux-ci d'y bâtir une chapelle. Les Ursulines reprirent alors le terrain déjà offert. En 1742, le supérieur et curé de Trois-Rivières, le père Julien de Rainville, dirigea la construction en maçonnerie d'un nouveau couvent. Puis, au printemps 1754, le père Augustin Quintal entreprit la construction d'une église en pierre, construction qui fut terminée par le père Bernardin de Gannes (l'église actuelle des anglicans). Sous le Régime anglais (à partir de 1763), toutes les communautés d'hommes étaient frappées d'une interdiction de recrutement; le dernier Récollet de Trois-Rivières, le père Isidore Marsolet, quitta la ville en 1777. Dès après le décès du dernier Récollet au Canada (le père Louis Demers, à Montréal le 2 septembre 1813), tous les biens de cette communauté furent saisis par la Couronne. Les Récollets missionnaires, desservants et curés de Trois-Rivières furent les pères suivants:
 
- 1615-1634: Denys Jamet (ou Jamay), Jean Dolbeau, Paul Huet et Joseph Le Caron;
- 1671-1677: Claude Moireau, Martial Limouzin, G. de la Ribourde;
- 1677-1682: Xyste Le Tac;
- 1693-1697: Luc Filiastre (1er mandat),
- 1697-1699: Élisée Crey;
- 1699-1703: Luc Filiastre (2e mandat);
- 1703-1710: Pierre Le Poyvre (1er mandat);
- 1710-1717: Joseph Denys;
- 1717-1719: Siméon Antoine de Lino;
- 1719-1724: Hyacinthe Pelfresne;
- 1724-1729: Pierre Le Poyvre (2e mandat);
- 1729-1736: J. Augustin Quintal (1er mandat);
- 1736-1738: Luc Hendrix;
- 1738-1741: Clément Lefebvre;
- 1741-1743: François Julien de Rainville;
- 1744: Potentien Houdin;
- 1744-1754: J. Augustin Quintal (2e mandat);
- 1754: Simple Bocquet;
- 1755: Bernardin De Gannes-Falaise;
- 1755-1759: J. Augustin Quintal (3e mandat);
- 1759-1761: C. Isidore Lemire-Marsolet (1er mandat);
- 1761-1766: Louis-Claude Amiot;
- 1766-1769: Nicolas Couturier;
- 1769-1771: François Carpentier;
- 1771-1776: C. Isidore Lemire-Marsolet (2e mandat).