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Toponymie Trois-Rivières
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Pins, rue des
Toponyme :
Ancien
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District de Marie-de-l’Incarnation, quartier Sainte-Cécile, Notre-Dame et Saint-François- d’Assise.
Historique
Voie tracée vers 1855 sur le cap Métabéroutin pour desservir la nouvelle scierie dite « moulin des Américains » Norcross et Philipps. La « rue des Pins » reliait la rue Notre-Dame (actuelle rue des Ursulines), au sud, à la rue Saint-Maurice (boulevard du Saint-Maurice), au nord, et croisait les rues Saint-Charles (rue Hart) et des Commissaires. Vers 1886, elle fut prolongée au nord de la rue Saint-Maurice (dans l’axe de l’actuelle rue Nicolas-Perrot) pour desservir la scierie établie par la compagnie Hall et Neilson sur la rive ouest de la rivière Saint-Maurice, tout près du pont (autour de l’actuelle place Alex-McRae et de l’actuel boulevard des Chenaux) (la scierie passa aux mains de J.-A. Gagnon en 1890, de Warren Curtis en 1893, de la Grès Falls en 1904 (une compagnie subsidiaire de l'Union Bag Pulp and Paper, absorbée par la Saint-Maurice Paper Company en 1916, elle-même absorbée par la Canada Power and Paper Corporation en 1929), complètement détruite par un incendie vers 1930, reconstruite par Alexandre Desmarais en 1934, vendue à Alexander MacRae en 1936, fermée vers 1948).
Vers 1910, après la reconstruction de la fonderie Canada Iron, le tronçon de la rue des Pins depuis la rue des Commissaires vers le nord jusqu’à la rue Saint-Maurice a été fermé (plan de 1918). Puis, en août 1919, la Canadian International Paper (C.I.P.) (filiale canadienne de l'International Paper depuis 1916) projetait la construction d'une papeterie tout près de sa scierie (ancien « moulin des Américains »), industrie qui allait marquer profondément le paysage de ce coin de la ville. La compagnie et la Ville de Trois-Rivières signèrent alors une convention: la C.I.P. s'appropriait tout le terrain situé à l'est du chemin de fer de ceinture jusqu'à la rivière Saint-Maurice, tandis que la Ville de Trois-Rivières allait provoquer la construction de plusieurs unités de logement qui devaient être disponibles pour les centaines de travailleurs venus s'installer. Puis, la C.I.P. acquit la majorité des neuf maisons de la rue Hemlock pendant que la Ville procédait à des expropriations sur les rues Notre-Dame (des Ursulines), des Pins, Hertel et des Commissaires. En 1920, les rues des Pins et Hemlock disparaissaient complètement sous la gigantesque papeterie, de même que les prolongements des rues Saint-Charles (rue Hart) et des Commissaires, à partir du chemin de fer de ceinture (à l’est de la rue Hertel) jusqu’à la rue des Pins.
Ce nom de « rue des Pins » lui avait été attribué parce qu’elle menait à un vaste territoire inhabité et recouvert de conifères dont l'essence principale était le pin.
Nom actuel
[aucun. Voie fermée en 1920].