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Toponymie Trois-Rivières
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Borduas, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières-Ouest
Thème
Familles souches du Québec
Localisation
District de Chavigny.
 
À partir de la rue Quenneville, vers le sud-ouest, parallèlement à la rue Notre-Dame Ouest, puis vers le nord-ouest, parallèlement à la rue Quenneville.
Historique
Nom pour lequel la Commission de toponymie a donné un avis favorable le 24 septembre 1999.
Nom actuel
Pour honorer cette famille originaire de Bignay (au sud-ouest de Saint-Jean-d’Angely), en France. Les Borduas descendent de l’ancêtre Bourdua, notaire à Geney, près de Trevoux dans l’Ain, non loin d’Ars. – Parmi les membres de cette grande famille, mentionnons le nom de Paul-Émile Borduas (1905-1960), peintre et sculpteur québécois, chef de file des Automatistes (premier mouvement abstrait), à l’origine de la modernité picturale au Canada. Fils de Magloire Borduas et d’Éva Perrault, quatrième d’une famille de sept enfants, Paul-Émile Borduas naquit à Saint-Hilaire, près de Montréal, le 1er novembre 1905. Dans son village natal, il fit une partie de son apprentissage auprès du peintre symboliste Ozias Leduc. L’art des enfants et le surréalisme, dont il explora les théories, lui révélèrent l’« importance morale de l’acte non préconçu ». Transposant visuellement les principes de l’écriture automatique suggérés par André Breton, Borduas élabora à partir de 1942 une peinture éloignée de toute figuration et dictée par les suggestions de l’inconscient. Secouant le conservatisme du Québec, il publia en 1948, avec ses collègues du groupe des Automatismes (dont Madeleine Arbour, Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Jean-Paul Riopelle, Claude et Pierre Gauvreau), un manifeste collectif intitulé « Refus global », ouvrage ronéotypé tiré à 400 exemplaires sous le nom d’éditeur Maurice Perron. Le document, tout en dénonçant le Régime duplessiste, prônait la spontanéité du geste et la liberté totale de la pensée. Borduas fut alors renvoyé de son poste de professeur à l’École du meuble, où il enseignait depuis 1927. Il s’installa à New York, puis à Paris après 1955. Il y peint ses dernières œuvres, dramatiques et émouvantes. Souvent noires et blanches, leurs masses sobres et texturées se structurent en dégageant ces « énergies de la matière » qui étaient pour lui les reflets tout autant de « forces cosmiques » que d’« émotions humaines ». Paul-Émile Borduas mourut à Paris le 22 février 1960 (rédigé à partir de: « Borduas, Paul-Émile », Encyclopédie Microsoft Encarta en ligne, 2009).