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Toponymie Trois-Rivières
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Sainte-Marguerite, chemin
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Pointe-du-Lac
Thème
Seigneurie de Sainte-Marguerite
Localisation
District de Pointe-du-Lac.
Historique
Noms antérieurs:
 
- « chemin du Village-des-Petites-Terres » vers 1831;
- « route du Village-des-Petites-Terres » vers 1831,
- « chemin des Petites-Terres » (segment) vers 1879,
- « rang Sainte-Marguerite »,
- « route Sainte-Marguerite »,
- « boulevard De Tonnancourt », dans les années 1950.
 
Le chemin Sainte-Marguerite est, avec les chemins des Petites-Terres, Anne-Dupuys, de la Concession et de la Pointe-du-Lac, le 6e Rang, le 6e Rang Est, le 6e Rang Ouest, les rangs Saint-Charles, des Garceau, de l’Acadie et Saint-Nicolas, l’une des plus anciennes voies du secteur de Pointe-du-Lac. Il a été verbalisé par le grand voyer John Antrobus en 1808 et il apparaît sur le plan Hopkins de 1879.
 
En 1879, selon le plan Hopkins, le chemin des Petites-Terres comprenait aussi l’actuel segment du chemin Saint-Marguerite compris à partir de son intersection la rue Notre-Dame-Ouest, dans le village de Pointe-du-Lac, jusqu’à son intersection avec l’actuel chemin des Petites-Terres et l’actuelle rue Paul-Germain, puisqu’il en était le prolongement. Lors de sa verbalisation, le 10 septembre 1831, un petit hameau, appelé « village des Petites-Terres », était établi le long de ce segment.
 
Le chemin Sainte-Marguerite était autrefois en continuité avec la rue des Bostonnais, le chemin Walter-Dupont et la rue Sainte-Marguerite, jusqu’au carrefour des Cinq-Coins (carrefour des rues des Forges, Saint-Georges, Bellefeuille, Sainte-Marguerite), dans l’actuel centre-ville de Trois-Rivières. Elle a été coupée en plusieurs segments lors de la construction de l’autoroute de l’Énergie (55) et du boulevard Jean-XXIII. Lors de l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004, une petite portion du boulevard Jean-XXIII (de l'intersection du boulevard Mauricien jusqu’à sa jonction avec le chemin Ste-Marguerite) a pris le nom de « chemin Sainte-Marguerite ».
Nom actuel
Le nom du « chemin Sainte-Marguerite » vient du nom de la seigneurie puisqu’il en était le chemin de front, reliant la banlieue de Trois-Rivières et la seigneurie De Tonnancour (Pointe-du-Lac). D’après la tradition, le nom de la seigneurie de Sainte-Marguerite a été adopté vers 1683 par son premier seigneur, Gilles Boyvinet, qui avait reçu la concession (fief Boyvinet) le 1er février 1679. Boyvinet aurait choisi ce nom en l’honneur de Marguerite Seigneuret, fille d’Étienne Seigneuret qui, elle-même, tenait ce nom de sa marraine, Marguetite Hayet, épouse de Médard Chouart Des Groseilliers. Mais, jusqu’à maintenant, il a été impossible de retrouver le lien qui unissait Gilles Boyvinet et Marguerite Seigneuret.
Au moment de sa concession, en 1683, la seigneurie de Sainte-Marguerite avait alors environ 3/4 de lieue (63 arpents) de front sur 1 lieue (84 arpents) de profondeur et elle était bordée par la Troisième Rivière (rivière Sainte-Marguerite). Située à l'arrière des concessions bordant le fleuve, entre la rivière Saint-Maurice et la paroisse de Pointe-du-Lac, la seigneurie de Sainte-Marguerite allait du chemin Saint-Marguerite, en front, jusqu'au fief Saint-Maurice, en profondeur. De nos jours, la limite nord de la seigneurie de Sainte-Marguerite passerait le long du boulevard des Chenaux (autrefois: route du Rochon) et de son prolongement: l'actuelle autoroute Félix-Leclerc; son territoire couvrirait grosso modo ceux des anciennes paroisses Jean-XXIII, Saint-Pie-X et Saint-Jean-Baptiste-De La Salle. Le 27 juillet 1691, suite au décès de Gilles Boyvinet, elle fut concédée à nouveau par le gouverneur Frontenac et l'intendant Jean Bochart de Champigny à Jacques Dubois. Devenu seigneur de Sainte-Marguerite, le marquis De Galiffet vendit sa seigneurie ainsi que le marquisat du Sablé à François Chastelain, le 5 avril 1753, devant le notaire Charlier à Paris. À la fin du XVIIIe siècle, quand la paroisse eut supplanté la seigneurie comme cellule rurale, toutes les concessions, seigneuries et terres en censive situées entre la Commune de Trois-Rivières et la paroisse de Pointe-du-Lac furent regroupées sous deux dénominations: la banlieue (en front sur le fleuve) et la seigneurie de Sainte-Marguerite (derrière). En 1815, l'arpenteur Joseph Bouchette écrivait que le petit fief de Vieuxpont, de 15 arpents de front sur 1 lieue de profondeur, faisait alors partie de la seigneurie de Sainte-Marguerite. Puis, le 9 juin 1846, suite à l'adoption de la loi qui força la création de municipalités dans tout le Bas-Canada (18 juin 1845), la banlieue et la seigneurie de Sainte-Marguerite furent détachées de la Ville de Trois-Rivières pour former une municipalité distincte sous le nom de municipalité de la paroisse de Trois-Rivières, que l'on appela couramment « la paroisse » (par opposition à « la ville ») ou municipalité de la Banlieue, laquelle allait devenir la Ville de Trois-Rivières-Ouest en 1963. Lors du dépôt du cadastre de la seigneurie de Sainte-Marguerite, en 1861, les droits seigneuriaux appartenaient à Julia Seaton (veuve A. B. Hart). La seigneurie comprenait alors 134 terres concédées, sans compter le domaine de Julia Seaton (feuillet no 71 – « Cadastre abrégé de la seigneurie de Ste-Marguerite, possédée par Madame A. B. Hart », dans: Bas-Canada. Cadastres abrégés des seigneuries du district des Trois-Rivières (1 volume), publié sous l'autorité des commissaires, Québec, Stewart Derbishire et Georges Desbarats, Imprimeur de Sa Très Excellente Majesté la Reine, 1863).