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Toponymie Trois-Rivières
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Carleton, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District de Laviolette, quartier Saint-Philippe
 
Petite voie reliant les rues Notre-Dame Centre et Saint-Philippe, parallèlement à la rue Goulet.
Historique
Indiquée sur un plan de 1879.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire du général Guy Carleton, lord Dorchester (1724-1808), gouverneur en chef de Québec (1768-1778), gouverneur général de l’Amérique du Nord britannique (1786-1796) et 1er baron Dorchester. Originaire d’une famille du comté de Cumberland, en Angleterre, mais habitant l’Irlande depuis le début du xviie siècle, Guy Carleton naquit à Strabane (Irlande) le 3 septembre 1724. Sa carrière militaire débuta alors qu’il était encore très jeune. Il servit en Amérique du Nord sous le commandement du général James Wolfe en 1758 et 1759. À la bataille des plaines d’Abraham, il commandait le 2e bataillon des Royal Americans (60th Regiment of Foot). Blessé à la tête, il quitta la colonie en octobre 1759. Presque dix ans plus tard, le 12 avril 1768, il fut nommé capitaine général et gouverneur en chef de Québec. Durant son mandat de gouverneur, Carleton obtint des postes pour ceux qui voulaient servir la couronne britannique, notamment Louis-Joseph Godefroy de Tonnancour et Charles-François Tarieu de Lanaudière. Promu général en Amérique du Nord le 1er janvier 1776, Carleton passa au moins deux nuits à Trois-Rivières durant l’invasion américaine de 1775-1776: celle du 6 au 7 septembre 1775 dans le manoir de Tonnancour et celle du 17 au 18 novembre 1775 dans le manoir Boucher de Niverville. Carleton reçut le titre de chevalier le 6 juillet 1776. Mais, mécontent pour diverses raisons, il donna sa démission le 27 juin 1777. Cependant, comme son successeur, Frederick Haldimand, ne pouvait arriver que l’année suivante, Carleton resta en poste à Québec jusqu’au 27 juin 1778. Il quitta le Canada le 30 juillet suivant. Le 2 mars 1782, Carleton succéda à Henry Clinton au poste de commandant en chef en Amérique du Nord. Durant son séjour à New York, de mai 1782 à novembre 1783, sa plus grande préoccupation fut de faire évacuer quelque 30 000 soldats britanniques et 27 000 réfugiés. Ces derniers comprenaient quelques milliers d’anciens esclaves qu’on aida, malgré les protestations de George Washington, à immigrer aux Antilles et en Nouvelle-Écosse, où environ 1 200 s’installèrent près de Halifax. Carleton pressa aussi le gouverneur de la Nouvelle-Écosse d’accorder gratuitement des terres et des provisions pour une année aux Loyalistes. Il invita aussi le gouverneur de Québec, Haldimand, à faire la même chose pour ceux qui entraient au Canada. En 1786, Carleton accepta de revenir en Amérique du Nord avec des commissions distinctes de gouverneur de Québec, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick (une sorte de Confédération avant la lettre…). On lui confia aussi le poste de commandant en chef de ces trois provinces, ainsi que de Terre-Neuve. Puis, le 21 août 1786, le roi lui octroya le titre de baron Dorchester (créé pour lui). Le 18 août 1791, juste avant l’entrée en vigueur de l’Acte constitutionnel (le 26 décembre), il partit en congé pour l’Angleterre et confia l’administration du Bas-Canada au lieutenant-gouverneur Alured Clarke jusqu’à son retour, qui survint deux ans plus tard, le 24 septembre 1793. Après que la France eut déclaré à nouveau la guerre à la Grande-Bretagne, en février 1793, Dorchester convainquit le Parlement du Bas-Canada d’adopter une loi sur la milice et demanda d’autres troupes régulières à la Grande-Bretagne. Dorchester demanda à être relevé de ses fonctions de gouverneur le 4 septembre 1794. Mais deux années passèrent avant l’arrivée de son successeur, le lieutenant-général Prescott. Le 9 juillet 1796, Dorchester quitta le Canada pour toujours. De retour en Angleterre, il résidait la plupart du temps à la campagne où il avait acheté trois demeures: Greywell Hill, à Basingstoke (où habite encore la famille Carleton), Kempshot House, proche de Basingstoke, et Stubbings House, près de Maidenhead, où il mourut le 10 novembre 1808, dans sa 85e année.
Remarque: l’importance de cette voie n’est vraiment pas à la hauteur de l’importance du personnage qu’elle veut honorer.