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Toponymie Trois-Rivières
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Christophe-Pélissier, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières-Ouest
Thème
Invasion américaine et bataille de Trois-Rivières (1776)
Localisation
District de Chavigny.
 
Impasse à partir de la rue Charbonneau, vers le nord-est.
Historique
Voie ouverte en 2006
Nom actuel
Pour rappeler la mémoire de Christophe Pélissier, né le 29 avril 1728 à Lyon en France de l’union de François-Christophe Pélissier et d’Agathe Martaud La Rigaudière. Christophe Pélissier semble être arrivé à Québec vers 1752 pour y travailler comme écrivain du roi. En 1756, il eut un premier contact avec les Forges du Saint-Maurice lorsqu’il acheta, pour le Jacques Zorn, négociant de Québec, la maison de Barthélémy Sicard dit Marseille, à Trois-Rivières. En mars 1767, il dressa l’inventaire des propriétés et de l’outillage des Forges du Saint-Maurice et obtint avec d’autres hommes d’affaires un contrat de location d’une durée de 16 ans. Ils remirent en bon état les constructions qui avaient été abandonnées depuis déjà deux ans. Le 16 octobre 1758, il épousa Marthe Baudoin, fille du chirurgien Gervais Baudoin, laquelle décéda en 1763. Veuf depuis plusieurs années, Pélissier désirait se remarier avec Marie-Catherine, fille de son ami l’orfèvre Ignace-François Delezenne. Le mariage fut célébré à Bécancour le 8 mars 1775 malgré, semble-t-il, la résistance de la jeune fille qui n’avait pas encore 20 ans et qui était amoureuse d’un autre homme, Pierre Fabre dit Laterrière. Lors de l’invasion américaine du Canada en 1775-1776, Pélissier collabora avec les Américains en leur fournissant des munitions, des bombes et des boulets pour le siège de Québec. Le 7 juin 1776, il quitta Trois-Rivières pour se rendre aux États-Unis où il travailla quelque temps à Ticonderoga comme ingénieur. Il retourna ensuite à Lyon en France. Son épouse Marie-Catherine, restée à Trois-Rivières, alla vivre avec son amant Pierre Fabre dit Laterrière. Au printemps de cette année-là, Pélissier envoya une procuration à Perras de Québec pour vendre les Forges du Saint-Maurice et retirer la part qui lui revenait, ainsi que pour faire déménager en France son épouse et les enfants issus de son premier mariage. Marie-Catherine refusa de quitter Laterrière. Pélissier, ayant obtenu la permission de revenir au Canada, arriva à Trois-Rivières en juillet pour réviser ses comptes et essayer de ramener sa femme. Alors qu’il s’occupait, avec Laterrière, de la liquidation de ses affaires aux Forges du Saint-Maurice, il fit enlever Marie-Catherine et la séquestra; celle-ci réussit à s’évader et se cacha sur l’île de Bécancour, propriété de Laterrière, jusqu’au départ de Pélissier en octobre. Le mari jaloux réussit, avant son départ, à se venger de Laterrière en le faisant arrêter sous l’accusation de collaboration avec les Américains. Pélissier ne devait plus jamais revenir au Canada. Malgré ses mésaventures, il ne laissa pas de mauvais souvenir au Canada. Il a souvent fait preuve de générosité envers ses ouvriers lorsqu’il était directeur des Forges du Saint-Maurice. Il avait aussi la confiance des autorités du pays et des dignitaires religieux et militaires qu’il recevait à de somptueux soupers aux Forges du Saint-Maurice.