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Toponymie Trois-Rivières
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Commune, boulevard de la
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District de Laviolette, quartier Saint-Philippe.
 
Voie reliant les rues Notre-Dame Centre et Bellefeuille, croisant la rue Saint-Philippe, la rue Royale et le boulevard Gene-H.-Kruger, les rues Saint-Olivier et Saint-Denis.
 
Cette voie se situe non loin de la limite ouest de l’ancienne Commune de Trois-Rvières.
Historique
Voie ouverte en 1922.
 
Nom antérieur: « boulevard Normand Sud » (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
Nom actuel
La Commune de Trois-Rivières fut la seule commune de la Nouvelle-France concédée directement par les Cent-Associés. Elle couvrait l’ensemble du territoire du quartier Saint-Philippe et une partie du quartier Sainte-Marguerite, de la rue Notre-Dame Centre jusqu’à la hauteur de la rue Baillargeon, et de la rue Saint-Georges jusqu’au parc Pie-XII. – La Commune de Trois-Rivières fut concédée aux habitants du bourg de Trois-Rivières par le gouverneur Charles Huault de Montmagny, agissant au nom de la Compagnie des Cent-Associés, le 15 août 1648. Son territoire s'étendait sur les basses terres fréquemment inondées et peu propices à l'habitation. Les habitants du bourg étaient autorisés à y faire paître chacun six bêtes à cornes. Tous les citoyens réunis en assemblée participaient à la gestion de la Commune. Vers 1725, alors que les habitants commençaient à essaimer hors du périmètre du bourg fortifié, l'assemblée des citoyens de Trois-Rivières, appelés tantôt « bourgeois » tantôt « notables », décida d’y concéder des emplacements pour la construction résidentielle. Plusieurs lots « en pur sable » et d'aucune utilité pour le pâturage, situés le long des rues du Fleuve, Notre-Dame, René (Raymond-Lasnier) et Saint-Antoine, se couvrirent de petites maisons. Au fil des ans, à mesure que poussaient les habitations, les clôtures de la Commune furent repoussées un peu plus au nord et à l'ouest, jusqu'à la Deuxième Rivière dont l'embouchure était à la pointe aux Iroquois (à proximité du boulevard de la Commune et de la rue du Père-Daniel); la Commune finit par englober l'ancienne seigneurie de Lafond. À l'été 1761, durant l'occupation militaire, la troupe anglaise établit son campement dans la Commune. En 1781, Nathanael Day érigea un moulin à vent à la pointe aux Iroquois, près de l'embouchure de la Deuxième Rivière. Le 8 avril 1801, le Parlement du Bas-Canada adopta l'Acte pour mieux régler la Commune appartenant à la ville des Trois-Rivières (41 Geo. III, c. XI) qui permettait aux citoyens de former une Corporation des syndics de la Commune. L'abbé François-Xavier Noiseux, curé de la paroisse de Trois-Rivières (1796-1812) et vicaire-général du diocèse de Québec (1796-1829), fut le premier président de cette Corporation qui concéda aussitôt de nouveaux lots sur la rue Notre-Dame. En 1817, le gouvernement permit à la Corporation des syndics de la Commune de Trois-Rivières de mesurer, arpenter et fixer les limites de la Commune. Puis, en 1826, la concession de nouveaux lots situés des deux côtés de la rue Saint-Philippe jusqu'au moulin à vent permit de prolonger la rue Saint-Philippe et de la faire aboutir au chemin du Roi (rue Notre-Dame Centre). En 1850, la Corporation des syndics de la Commune fut dissoute et la municipalité se vit confier par le gouvernement le droit d'administrer cette terre publique et d'en lotir une partie à des fins résidentielles (Acte pour transférer au Conseil municipal de la municipalité des Trois-Rivières l'administration de la Commune de la même ville..., 13-14 Vict., c. 104, 24 juillet 1850). Peu à peu, les ouvriers, débardeurs, charretiers y furent attirés par la proximité des lieux de travail, donnant naissance à un nouveau quartier de la ville: Saint-Philippe. De nouvelles rues se couvrirent d'habitations. Vers 1870, la Commune n'offrait déjà plus tout l'espace désiré pour le pâturage. Un règlement municipal (1871) stipulait que chaque citoyen avait droit de faire paître une seule vache laitière; les bêtes supplémentaires étaient frappées d'une taxe annuelle d'un dollar par tête. Un gardien contrôlait la barrière de la Commune et assurait le respect des règlements. En 1877, la ligne de chemin de fer Montréal – Québec traversa la Commune d'un bout à l'autre. Puis, deux ans plus tard, la Ville céda le terrain nécessaire à la construction de la voie de ceinture («Loop Line»). Dès le début du XXe siècle, un terrain de jeux se trouvait dans la Commune, « au bout de la rue Royale »: le « terrain Saint-Philippe » (appelé plus tard: parc Guilmore). Vers 1920, la Commune de Trois-Rivières n'avait presque plus que le nom. Les lotissements effectués en 1926 ont fait disparaître les derniers vestiges de cette institution. Et c'est dans le résidu de la Commune que l'on décida d'aménager le parc Pie-XII en 1940. L'époque où chaque famille trifluvienne possédait sa vache laitière était révolue. La Commune avait cessé d'exister.
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