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Toponymie Trois-Rivières
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Coopérants, avenue des
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District de Sainte-Marguerite.
 
Voie reliant les rues du Chanoine-Chamberland et Sainte-Marguerite, croisant les rues Baillargeon, Paul-Le Moyne et Fernand-Goneau.
 
Voie parallèle aux rues Pelletier, De Ramesay, Arthur-Guimont, du Père-Daniel.
Historique
Voie ouverte en 1922. Une des voies bâties par la Coopérative d’habitation Sainte- Marguerite les années 1947-1950.
 
Nom antérieur: « boulevard Normand Nord » (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
Nom actuel
Le nom de cette voie rend hommage aux coopérants de la Coopérative d'habitation Sainte- Marguerite. Celle-ci fut fondée en 1944 à l'instigation du curé, l'abbé Louis-Joseph Chamberland; le Comité était alors composé de Charles-E. Plouffe, Fernand Goneau, Arthur Dubé, Émilien Robert, Benoit Lapointe, Omer Bédard, Charles Cloutier et Georges Descheneaux. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le pays tout entier connaissait une grave crise du logement. Certains mouvements, comme la L.O.C. (Ligue ouvrière catholique), demandaient au gouvernement de mettre sur pied un programme de crédit urbain dans les villes, semblable à celui du crédit agricole dans les régions rurales. Mais le premier ministre du Québec et député de Trois-Rivières, Maurice L. Duplessis, se faisait un peu tirer l'oreille. Le curé Chamberland n'avait pas attendu passivement le gouvernement pour prendre des initiatives et procurer un logement décent à ses paroissiens. Il avait provoqué la fondation d'une Coopérative d'habitation et constitué un fonds dont l'argent provenait surtout de prêts accordés aux coopérants par la Caisse populaire. Le curé organisait des corvées et entretenait un esprit de solidarité chrétienne. Duplessis suivait attentivement le projet de l'abbé Chamberland qu'il connaissait bien pour l'avoir côtoyé lorsque tous deux fréquentaient le séminaire Saint-Joseph. À la fin de décembre 1947, grâce à la Coopérative d'habitation Sainte-Marguerite, plusieurs dizaines de familles logeaient dans des maisons confortables qui leur appartenaient. Le paiement mensuel de l'hypothèque équivalait à un loyer raisonnable. Nombreux étaient ceux qui croyaient que le curé Chamberland avait réalisé un véritable miracle! L'évêque de Trois-Rivières, Mgr Georges-Léon Pelletier, le nomma chanoine de la Cathédrale en reconnaissance « de son zèle dans l'application de la doctrine sociale de l'Église et de son dévouement pour la classe ouvrière ». Fort de cette expérience, le gouvernement Duplessis chargea le président du Crédit agricole, le notaire Eugène Poirier, de préparer une loi d'application générale qui devait viser à réduire la charge du taux d'intérêt pour les emprunteurs pauvres. Dès l'année suivante, la Loi pour améliorer les conditions de l'habitation dans la province de Québec fut adoptée. Le modèle coopératif du curé Chamberland à Trois-Rivières, couronné de succès, fut bientôt imité par la L.O.C. à Montréal et cité en exemple à travers le monde. En 1948-1949, près de 10 000 personnes devinrent propriétaires de leurs maisons grâce à cette loi et environ 2 500 autres étaient en attente d'un prêt hypothécaire. Par la suite, le Service de l'habitation familiale provoqua l'essor des coopératives, non pas seulement à Trois-Rivières et à Montréal, mais aussi à Hull, Plessisville, Asbestos et partout ailleurs au Québec.
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