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Toponymie Trois-Rivières
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De Beaujeu, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District du Carmel, quartier Saint-Jean-de-Brébeuf.
 
Voie reliant les rues De La Terrière et du Père-Marquette, parallèlement aux rues du Père-Bressani, Houde, Berthelot.
Historique
Voie ouverte en 1949
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Louis Liénard de Beaujeu (1683-1750), officier dans les troupes de la Marine et lieutenant de roi à Trois-Rivières de 1743 à 1748. Fils de Philippe Liénard de Beaujeu (chef du gobelet de la bouche du roi et guidon des chevaux légers de la garde du roi) et de Catherine Gobert, Louis Liénard de Beaujeu naquit à Paris le 16 avril 1683. Issu d’une famille de la noblesse qui avait ses entrées à la cour, il fut désigné le 11 juin 1691, à l’âge de huit ans, pour succéder à son père à la fonction de chef du gobelet de la bouche du roi. Il occupa ce poste jusqu’en 1697, année où il traversa en Nouvelle-France pour y chercher fortune, mais il n’en continua pas moins de toucher le traitement attaché à la fonction jusqu’en 1706. Il chercha à faire son chemin dans la carrière des armes et se révéla un officier compétent, même si les relations qu’il avait à la cour l’aidèrent grandement. Il reçut une commission d’enseigne dans un détachement des troupes de la Marine le 1er avril 1702, fut promu lieutenant en 1704 et capitaine le 30 juin 1711. Le 6 septembre 1706, Beaujeu épousa Thérèse-Denise, fille de Jean-Baptiste Migeon de Branssat et veuve de Charles Juchereau de Saint-Denys, lieutenant général de la juridiction royale de Montréal et trafiquant de fourrures important. Onze enfants naquirent de ce mariage. Beaujeu rentra en France en 1712 pour affaires de famille. Quelques années plus tard, il se rendit aux Grands Lacs les plus à l’ouest avec Constant Le Marchand* de Lignery et, dès 1719, il avait remplacé son supérieur hiérarchique au poste de commandant du fort nouvellement construit de Michillimakinac. Il y fut en service jusqu’en 1722, année où il retourna à Montréal pour tenter de refaire sa santé. Puis il retourna aux lacs Huron, Michigan et Supérieur en juin 1728 pour occuper le poste de commandant en second sous les ordres de Le Marchand de Lignery. En avril 1733, il succéda à Pierre de Rigaud de Vaudreuil au poste de major des troupes de la Nouvelle-France et siégea à sa place au Conseil de guerre. On lui concéda, à la même époque, une seigneurie sur le lac Champlain. Beaujeu retourna de nouveau en France en 1742. Le 31 mai 1743, il était nommé lieutenant de roi à Trois-Rivières. Mais son mauvais état de santé le retint en France (il fut remplacé par Charles Le Moyne, baron de Longueuil). En 1746, il demanda sa mise à la retraite. On la lui refusa et il retourna en Nouvelle-France où la guerre sévissait. Lors d’une réunion tenue au château Saint-Louis au cours de juillet, il se prononça en faveur du renforcement des fortifications de Québec. En mars 1748, on accorda finalement à Beaujeu la permission de prendre sa retraite avec une pension annuelle. Il mourut le 27 décembre 1750. Trois fils lui survécurent: l’érudit Louis-Joseph, l’officier Daniel-Hyacinthe-Marie et Louis Liénard de Beaujeu de Villemomble, dernier commandant français de Michillimakinac, qui se distingua au cours de la Révolution américaine.