PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
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De Callières, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District des Estacades.
 
Grand arc reliant les rues Barkoff et Pierre-Boucher, croisant les rues Ross, Chapleau, Ogden, Joly, Sauvé, Johnson.
 
Cette voie est en partie parallèle au boulevard des Estacades, puis bifurque vers le nord, longeant le ruisseau Ogden, puis bifurque à nouveau vers le sud-est et vers le sud.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Louis-Hector de Callières (1648-1703), capitaine en France, gouverneur de Montréal de 1684 à 1698, gouverneur par intérim de la Nouvelle-France (après le décès du comte de Frontenac, le 28 novembre 1698), puis gouverneur général en titre de la Nouvelle-France de 1699 à 1703, chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Louis-Hector de Callières naquit à Thorigny-sur-Vire, en Normandie, le 12 novembre 1648. Il entra dans l’armée vers 1664 et prit part à plusieurs des campagnes de Louis XIV. Le gouverneur, Le Febvre de La Barre, fut vite impressionné par son expérience, sa prudence et son habileté. En 1694, Callières reçut la croix de Saint-Louis. Frontenac mourut le 28 novembre 1698 et Callières fit automatiquement fonction de gouverneur de la Nouvelle-France. C’est durant son administration, en août 1701, que fut signée la Grande Paix de Montréal: 1 300 Amérindiens, appartenant à plus de 30 tribus et venus de régions aussi éloignées les unes des autres que la côte Atlantique et le haut Mississipi, furent réunis pour les pourparlers. – Le 31 mai 1701, le roi Louis XIV donna un ordre enjoignant le gouverneur général Callières et l'intendant Bochard de Champigny de vérifier si les Ursulines de Trois-Rivières étaient assurées du revenu nécessaire à leur subsistance et si l'Hôtel-Dieu était financièrement viable. Ensuite seulement le roi accepta de reconnaître l'établissement des religieuses par lettres patentes. – Callières mourut à Québec le 26 mai 1703. Il fut un gouverneur respecté et obéi par le peuple, mais peu aimé. Nombreux étaient ceux qui lui reprochaient sa sévérité, son comportement autoritaire et la rigidité avec laquelle il appliquait les ordres du roi. Mais ils le respectaient pour sa probité et la haute idée qu’il se faisait de la fonction publique. Jamais, au cours de l’histoire de la Colonie, la monarchie française n’eut serviteur plus capable et plus dévoué.