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Toponymie Trois-Rivières
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De Musset, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières-Ouest
Thème
Poètes, écrivains, romanciers et autres hommes et femmes de lettres
Localisation
District de Rigaud.
 
Voie reliant les rues de Bayonne et de Montpellier, croisant les rues Clermont, Routhier, de Rouen, Chagnon.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire d’Alfred de Musset (1810-1857), poète, auteur dramatique et romancier français. Alfred Louis Charles de Musset naquit à Paris le 11 décembre 1810. Il entra au collège Henri-IV à 18 ans et y obtient le "Prix de dissertation latine" au concours général en 1827. Grâce à Paul Fouché, le beau-frère de Victor Hugo, il fréquentait dès l'âge de 17 ans le Cénacle, salon de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal. À 20 ans, sa notoriété littéraire naissante s'accompagnait déjà d'une réputation sulfureuse alimentée par son côté dandy et ses débauches répétées dans la société des demi-mondaines parisiennes. En décembre 1832 parut le premier Spectacle dans un fauteuil, qui se composait d'un drame, La Coupe et les Lèvres, d'une comédie, À quoi rêvent les jeunes filles ? et d'un conte oriental, Namouna. Musset exprime déjà dans ce recueil la douloureuse tension entre débauche et pureté qui domine son œuvre. Il partit en Italie, en compagnie de George Sand, voyage qui lui inspira Lorenzaccio, drame romantique qu'il écrivit en 1834. Il publia alors les Contes d'Espagne et d'Italie. Mais Musset tomba malade et George Sand devint la maîtresse de son médecin, Pietro Pagello. Il rentra à Paris, où il fit jouer des comédies: Le Chandelier, On ne badine pas avec l'Amour, Il ne faut jurer de rien qui sont restées au répertoire du Théâtre-Français; il écrivit également des nouvelles en prose et la Confession d'un enfant du siècle, autobiographie à peine déguisée dédiée à George Sand. Il y transposa les souffrances endurées. De 1835 à 1837, Musset composa son chef d'œuvre lyrique, Les Nuits. Ces poèmes sont les Nuits de mai, de juillet, d'octobre, de décembre, autour des thèmes imbriqués de la douleur, de l'amour et de l'inspiration. Ces poésies, très sentimentales, sont aujourd'hui considérées comme l'une des œuvres les plus représentatives du romantisme français. Bibliothécaire du ministère de l'Intérieur sous la Monarchie de Juillet, il fut révoqué en 1848, puis devint bibliothécaire du ministère de l'Instruction publique sous le Second Empire. Il reçut la Légion d'honneur le 24 avril 1845, en même temps que Balzac, et fut élu à l'Académie française en 1852, après deux échecs en 1848 et 1850. De santé fragile (malformation cardiaque), mais surtout en proie à l'alcoolisme, à l'oisiveté et à la débauche, il mourut à Paris le 2 mai 1857, quelque peu oublié.