PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
Recherche d'un toponyme
Lancer la recherche
De Normanville, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District du Carmel, ancienne paroisse Saint-Pie-X.
 
Boucle dont les extrémités s’ouvrent sur le boulevard du Carmel, à partir du boulevard des Chenaux jusqu’au boulevard Laviolette.
Historique
Voie tracée dans les années 1950-1960.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Thomas Godefroy de Normanville (1610-1652), interprète et pionnier de Trois-Rivières. Les frères Thomas Godefroy de Normanville et Jean Godefroy de Linctôt arrivèrent de Rouen (Normandie) en 1626; ils avaient 16 et 18 ans. Lors de la prise de Québec en 1629, ils demeurèrent chez les Hurons et les Algonquins et apprirent les langues avec facilité. Tous deux furent interprètes de Samuel de Champlain. Thomas Godefroy de Normanville, qui resta célibataire, s'établit à Trois-Rivières dès sa fondation en 1634. Il posséda aussi une terre à Montréal. Il semble avoir été constamment en voyage, soit avec les missionnaires, soit avec les fondateurs de la colonie. Comme son ami François Marguerie, Thomas Godefroy était un homme d'une endurance, d'une vigueur et d'une force peu communes. Capturés par les Iroquois en janvier 1641 et entraîné dans les cinq cantons, tous deux furent libérés (échangés en avril contre des captifs iroquois) après de dures négociations conduites par Jean Nicollet et le père Ragueneau. En 1644, de Normanville possédait une terre près du coteau des Pères (coteau Saint-Louis) à Trois-Rivières. Thomas Godefroy de Normanville fut repris à nouveau par les Iroquois en 1648, lors d'un combat près de Montréal, et il fut échangé le lendemain. Pour exercer plus d'influence sur les jeunes Amérindiens, lors de ses séjours forcés chez les Iroquois, il participait volontiers à des compétitions de course, de rame, et à tous les exercices du corps. Ses victoires impressionnaient les Autochtones qui avaient beaucoup de considération pour la force physique et l'adresse du chasseur et du canotier. En 1651, il servit de compagnon au père Jacques Buteux vers le Haut Saint-Maurice. L'année suivante (1652), il participa à la sortie du gouverneur de Trois-Rivières, Guillaume Duplessis-Kerbodot, avec 50 Français et 12 Amérindiens, pour aller venger le massacre de quatre colons. Le gouverneur perdit la vie, ainsi qu'une vingtaine d'hommes à la pointe aux Ormes, en banlieue de Trois-Rivières. Thomas Godefroy fut pris et on ne le revit jamais.
Toponyme(s) associé(s)