PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
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Des Ormeaux, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Personnages de l'histoire du Québec
Localisation
District des Estacades et de Châteaudun.
 
Voie reliant les rues Vachon et des Prairies, croisant l’autoroute Félix-Leclerc (40), les rues Barkoff, Chapleau, Pie-XII, Thiffault, Guillet, De Courcelles.
 
Cette voie se prolonge au-delà de la rue des Prairies sous le nom de « rue de Londres ».
 
Voie plus ou moins parallèle au boulevard Thibeau.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire d’Adam Dollard des Ormeaux (1635-1660), héros du Long-Sault, tué avec ses 16 compagnons d’armes, en mai 1660; il n’avait que 25 ans. Officier militaire français, Adam Dollard naquit aux Ormeaux, en Seine-et-Marne, en 1635. Selon Dollier de Casson, un de ses contemporains, il aurait déjà exercé «quelque commandement dans les armées de France. On a ouï dire qu’il était pressé de partir pour refaire sa vie en Amérique, dû à une affaire de duel ». Dollard arriva en Nouvelle-France en 1658. Dès l’année suivante, en 1659, le gouverneur de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, lui concéda une terre de 30 arpents pour qu'il s'y établisse (terre située dans l'est de l'île de Montréal, aujourd'hui dans l'axe des rues Parthenais et Fullum, près du fleuve). Dollard se mit en société avec Picoté de Belestre, en vue d'en assurer plus vite le défrichement et la culture. Au printemps 1660, il reçut le soutien du gouverneur de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, pour préparer une expédition dans le but de faire des embuscades contre les guerriers iroquois qui arrivaient de l'ouest pour attaquer Ville-Marie (Montréal). Contre l'avis d’Amérindiens aguerris, Dollard et un groupe de 17 jeunes français, inexpérimentés, quittèrent le fort de Ville-Marie, traversèrent le lac des Deux-Montagnes et remontèrent la rivière des Outaouais. Dollard et son groupe étaient accompagnés de 44 Hurons et de quatre Algonquins de Trois-Rivières, dont leur chef, Mitiouemeg. Ils débarquèrent le 1er mai près d'un fortin abandonné, non loin des rapides du Long-Sault. Ils prirent refuge dans le fortin (sans porte) et, dès le lendemain, ils furent attaqués par 700 Iroquois (500 Agniers et 200 Onontagués). Ils réussirent à tenir pendant une semaine jusqu'à ce que l'eau et la poudre s'épuise. Les renforts arrivèrent le 8 mai. Mais, le 8 mai, plusieurs Hurons firent défection pour rejoindre les rangs des Iroquois. Le sort de Dollard et de ses compagnons était scellé. Les Iroquois attendirent leurs renforts avant de donner un assaut final sur les Français. Le 12 mai 1660, Dollard lança maladroitement un baril de poudre à canon qui explosa à l'intérieur de la palissade, ouvrant une brèche dans les défenses et permettant aux Iroquois d'entrer dans le fortin. Les neufs survivants du siège et de l’assaut final, tous faits prisonniers, furent torturés et tués, sauf un Français évadé. Malgré la défaite française, cette bataille marqua la fin des attaques iroquoises sur Montréal, pour un temps. Le dernier rescapé huron, Ignace Tsanhoby, arriva à Québec le 7 octobre 1660 « avec les doigts coupés et brûlé » pour raconter toute l'histoire. Le 19 août de la même année, Médard Chouart des Groseilliers et Pierre-Esprit Radisson arrivèrent à Ville-Marie chargés de fourrures. En 1665, le roi Louis XIV consentit à envoyer le Régiment de Carignan-Salières pour repousser les Iroquois et leur imposer la Grande Paix de Montréal, en 1701. – Au Québec, la fête de la Reine (Victoria) a longtemps été celle de Dollard, mais celle-ci est devenue la fête des Patriotes.