PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
Recherche d'un toponyme
Lancer la recherche
Duvernay, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Localisation
District des Estacades.
 
Voie reliant la rue Milot et le boulevard Thibeau.
 
Nom antérieur: « 9e Avenue »Voie parallèle aux rues Hébert, Normand, Berlinguet, de la Fonderie.
Historique
Nom antérieur: « 9e Avenue »
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Joseph-Ludger Crevier Duvernay (1799-1852) qui publia le premier journal à Trois-Rivières: La Gazette des Trois-Rivières, en 1817. Surnommé « le père du journalisme trifluvien » et fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste (1834), il joua un rôle très important dans le développement de la presse au Québec. – Fils du cultivateur et maître-menuisier Joseph-Marie Crevier dit Duvernay et de Marie-Anne-Julie Robert de la Morandière, Joseph-Ludger Duvernay naquit à Verchères le 22 janvier 1799. En juin 1813, âgé de 14 ans, il entra comme apprenti chez l'imprimeur-éditeur Charles-Bernard Pasteur de Montréal qui publiait Le Spectateur de Michel Bibaud. Quatre ans plus tard, il s'établit à Trois-Rivières où il fonda, en juin 1817, le premier journal imprimé dans cette ville: La Gazette des Trois-Rivières, un hebdomadaire publié tous les mardis et jouissant d'une importance considérable dans la région trifluvienne. La Gazette des Trois-Rivières sortit son dernier numéro en août 1823. Entre-temps, le 17 mai 1820, Duvernay se lança dans la publication d'un mensuel spécialisé dont l'existence fut brève: L'Ami de la religion et du roi, ayant en sous-titre la mention « journal ecclésiastique, politique et littéraire » et auquel collaborait le curé de Trois-Rivières, l'abbé Louis-Marie Cadieux. Puis, en mars 1823, Duvernay lança un deuxième journal, Le Constitutionnel, « gazette française de Trois-Rivières » qui se maintint durant deux ans, puis un troisième le 30 août 1826: L'Argus, qui expira le 30 novembre suivant. Fatigué de ses déboires financiers à Trois-Rivières, le journaliste et imprimeur-éditeur quitta définitivement la ville en décembre 1826 pour retourner à Montréal. Durant son séjour à Trois-Rivières (1817-1826), Ludger Duvernay était responsable de la voirie publique et fut inspecteur des incendies en 1820; il résidait à l'angle des rues Royale et Plaisante (aujourd’hui: rue Radisson), face au parc Champlain. L'imprimerie de son journal lui permettait aussi d'obtenir des commandes d'impression de faire-part, d'avis de décès et de réclames publicitaires. Co-fondateur et propriétaire-éditeur du journal La Minerve (1827), emprisonné en 1827 et en 1828 pour ses écrits agressifs contre le gouvernement, président-fondateur de la société « Aide-toi, le Ciel t'aidera » (8 mars 1834) qui est à l'origine (le 24 juin suivant) de la Société nationale des Canadiens-Français (Société Saint-Jean-Baptiste), blessé dans un duel contre Charles-Clément Sabrevois de Bleury (7 avril 1836), emprisonné à nouveau pour diffamation contre le shérif Louis Gugy (1836), élu député de Lachenaye à l'Assemblée législative du Bas-Canada (6 mai 1837), exilé aux États-Unis (1837-1842), fondateur du journal Le Patriote canadien à Burlington au Vermont (1838), amnistié et rentré à Montréal, il fut à nouveau propriétaire-éditeur de La Minerve jusqu'à sa mort prématurée, à Montréal le 28 novembre 1852, à l'âge de 53 ans. Le 14 février 1825, Ludger Duvernay avait épousé Marie-Reine Harnois, de Louiseville, fille du capitaine Augustin Harnois et de Josephte Desjarlais. Le couple eut huit enfants. Le 30 mai 1848, leur fille, Marie-Reine-Joséphine Duvernay épousa l'avocat Charles Clackmeyer, fils de Frederic Clackmeyer et de Sophie Roy-Portelance. – Le 29 juillet 1934, à l'occasion des fêtes du tricentenaire de Trois-Rivières, on inaugurait le monument de Benjamin Sulte, dans le parc Champlain, monument aussi dédié à d’autres journalistes, écrivains, poètes, romanciers et hommes de lettres: Ludger Duvernay, Nérée Beauchemin, Antoine Gérin-Lajoie et Edmond de Nevers.
Toponyme(s) associé(s)