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Toponymie Trois-Rivières
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Gabelle, boulevard de la
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District des Vieilles-Forges
Voie située à la limite nord-ouest de la ville, à partir du boulevard des Forges et de la sortie 196 de l’autoroute 55, vers la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès.
Historique
Voie ouverte lors de la construction de l’autoroute 55 entre Trois-Rivières et Shawinigan.
Elle est, en quelque sorte, le prolongement du boulevard des Forges vers la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès.
Nom actuel
Cette voie tire son nom du fief de La Gabelle, à une vingtaine de kilomètres au nord de Trois-Rivières et dont le premier concessionnaire fut René Gaultier de Varennes (1634-1689), gouverneur de Trois-Rivières durant 21 ans (1668-1689). C’est De Varennes lui-même qui donna le nom de « La Gabelle » à son fief. Du mot italien « gabella », dérivé du mot arabe « al-kabâla » qui signifie « impôt », la gabelle était, au Moyen-âge, un impôt sur à peu près tout, en particulier sur le sel, monopole d’État sous l’Ancien Régime, avec obligation pour chaque sujet du roi d’acheter tous les ans une certaine quantité de sel. De Varennes y établit un poste de traite, une sorte de poste de contrôle, un endroit stratégique pour intercepter le flot de pelleteries arrivant du Haut Saint-Maurice et percevoir des redevances (d’où le nom de La Gabelle). Les marchands de Trois-Rivières répliquèrent en lançant des coureurs de bois illégaux avec mission d’obtenir les précieuses fourrures en échange d'eau-de-vie. – Au début du XXe siècle, la rivière Saint-Maurice au site de La Gabelle intéressa les investisseurs à cause de son remarquable pouvoir hydraulique. Mais son débit était très irrégulier. En 1921, le gouvernement du Québec, par le biais de sa Commission du régime des eaux courantes, présidée par Joseph-Adolphe Tessier (1862-1928), ancien député libéral de Trois-Rivières à l'Assemblée législative du Québec (1904-1921) et ancien maire de Trois-Rivières (1913-1921), annonça une série de travaux qui devaient permettre de régulariser le débit du Saint-Maurice. Le barrage et la centrale hydroélectrique de La Gabelle furent construits en 1924.