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Toponymie Trois-Rivières
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Hôpital, rue de l'
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Ursulines de Trois-Rivières
Localisation
District de Marie-de-l’Incarnation, Arrondissement historique.
Voie reliant la rue des Ursulines au port de Trois-Rivières et au tunnel du parc portuaire (prolongement de la rue du Fleuve).
Historique
Voie ouverte avant 1776 ou avant.
En 1863, les Ursulines de Trois-Rivières cédèrent environ 5 pieds de terrain à la Ville de Trois-Rivières pour permettre le redressement de « la rue qui descend à la grève », en face de leur monastère.
Nom actuel
Rappelle la présence de l’hôpital des Ursulines, appelé aussi Hôtel-Dieu de Trois-Rivières ou « hôpital des pauvres », à l’extrémité de cette rue dès 1700, et qui fut le premier et seul hôpital public de Trois-Rivières jusqu’à sa fermeture en 1886. L'éloignement de Trois-Rivières, l'absence d'un hôpital pour les habitants et les soldats alors que les besoins étaient nombreux, créés par les guerres, la maladie et les épidémies, et le désir d'une école allaient favoriser la venue des Ursulines à Trois-Rivières. De retour d'Europe, le 9 septembre 1697, l'évêque de Québec, Mgr Jean-Baptiste de la Croix Chevrières de Saint-Vallier, chercha à les convaincre de fonder deux institutions séparées: un établissement pour l'éducation de la jeunesse et un hôpital. Les religieuses acceptèrent la proposition de l'évêque et, le 8 octobre 1697, l'évêque et les Ursulines signèrent un contrat notarié appelé « Concordat »: l'acte de fondation d'un hôpital et d'une école pour les jeunes filles, à Trois-Rivières. Les religieuses consentaient à établir un hôpital de six lits et à pourvoir au soin des malades « les plus nécessiteux ». De son côté, l'évêque s'engageait à verser une rente annuelle et perpétuelle de 600 livres (100 livres par lit) pour le soutien de l'hôpital, des malades et des religieuses hospitalières. Au printemps 1698, trois sœurs ursulines, formant un premier contingent, arrivèrent à Trois-Rivières et s'installèrent d'abord dans l'ancienne maison du gouverneur, sur le Platon. L'hôpital fut sitôt mis sur pied. En octobre 1699, le gouverneur de Trois-Rivières, Claude de Ramesay, vendit sa maison en construction à l'est de la rue Saint-François-Xavier, hors de l'enceinte du bourg de Trois-Rivières, sur la rue Notre-Dame (des Ursulines), et une partie du fief Hertel à l'évêque de Québec, Mgr de Saint-Vallier, qui en fit cession aux Ursulines pour l'établissement de leur hôpital et de leur couvent. À la fin de 1700 ou au début de 1701, les religieuses emménagèrent dans leur nouvelle maison sur la rue Notre-Dame. Le 13 octobre 1700, Mgr de Saint-Vallier s'embarqua pour la France. Il réussit à convaincre le roi Louis XIV de signer des lettres patentes en faveur de l'hôpital. Le 31 mai 1701, le roi donna un ordre enjoignant le gouverneur général Hector de Callières et l'intendant Jean Bochard de Champigny de vérifier si les religieuses étaient assurées du revenu nécessaire à leur subsistance et si l'hôpital était financièrement viable. Ensuite seulement le roi accepta de reconnaître l'établissement pour huit religieuses. Les efforts déployés par l'évêque étaient finalement couronnés quand, en mai 1702, à Marly, le roi Louis XIV signa les lettres patentes confirmant l'établissement de l'hôpital des Ursulines à Trois-Rivières. Les lettres patentes n'arrivèrent qu'en février 1703, au moment où sévissait une grave épidémie de variole. L'hôpital des Ursulines ferma ses portes le 28 février 1886, après plus de 188 ans d'existence.