PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
Recherche d'un toponyme
Lancer la recherche
Anne-Dupuys, chemin
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Pointe-du-Lac
Localisation
District de Pointe-du-Lac.
 
Voie reliant les rangs de l’Acadie et Jean-Sauvaget, plus ou moins parallèlement au rang Saint-Nicolas. C’est l’une des voies situées le plus à l’extrême sud-ouest de la ville de Trois-Rivières.
Historique
Noms antérieurs:
 
- « route de Brise-Culottes »,
- « rang Saint-Joseph » (tronçon sud) (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
Le chemin Anne-Dupuys est, avec les chemins Sainte-Marguerite, de la Pointe-du-Lac, de la Concession et des Petites-Terres, le 6e Rang, le 6e Rang Est, le 6e Rang Ouest, les rangs Saint-Charles, de l’Acadie, Jean-Sauvaget, Saint-Nicolas et des Garceau, l’une des plus anciennes voies du secteur de Pointe-du-Lac; il apparaît sur le plan Hopkins de 1879.
 
Le tronçon nord de l’ancien rang Saint-Joseph a reçu le nom de l’époux d’Anne Dupuys: « rang Jean-Sauvaget ».
Nom actuel
Pour honorer la mémoire d’Anne Dupuys (1586-1686), épouse de Jean Sauvaget, procureur fiscal de Trois-Rivières, procureur de la Compagnie des Indes occidentales à Trois-Rivières et copropriétaire du fief Sauvaget-Seigneuret à Pointe-du-Lac (1656-c.1666). Anne Dupuys fut elle-même concessionnaire de terres à Pointe-du-Lac. – Natif de la Charente, Jean Sauvaget avait été l'un des compagnons de Laviolette, le fondateur de Trois-Rivières (1634). Dix ans plus tard, en 1644, Sauvaget possédait une terre près du coteau des Pères (coteau Saint-Louis). Vers 1655, il se fit concéder en roture l'île Margot, dans le delta de la rivière Saint-Maurice. Jean Sauvaget et son gendre, Étienne Seigneuret, furent les premiers possesseurs du fief De Tonnancour (Pointe-du-Lac): le 31 juillet 1656, par acte devant le notaire Séverin Ameau à Trois-Rivières, ils reçurent en fief et seigneurie la première concession située à la pointe du lac Saint-Pierre: trois quarts de lieue française de front sur deux lieues de profondeur, de l'embouchure de la rivière Saint-Charles vers Trois-Rivières. De l’union de Jean Sauvaget et Anne Dupuys, en 1610, était née une seule fille: Jeanne Sauvaget (1614-1704), qui avait épousé Guillaume Bénassis à Marennes, évêché de Sainte, le 9 juillet 1634 (Bénassis mourut avant 1656). Ces derniers n’eurent qu’une seule fille: Madeleine Bénassis (1634-1716), qui épousa Étienne Seigneuret (1620-1677), natif de Falaise, en Normandie, employé de Michel Leneuf du Hérisson, le 13 novembre 1647 (la mariée était âgée de 12 ans et demi). Jean Sauvaget mourut vers 1666 et c'est son gendre lui-même, Étienne Seigneuret, qui, en 1675, donna le nom « De Tonnancour » au fief Sauvaget-Seigneuret, nom porté dès l'année suivante par René Godefroy (1669-1738), fils de Louis Godefroy de Normanville et de Marguerite Seigneuret et époux de Marguerite Ameau (1669-1749), et leurs descendants. Le 13 août 1674, Anne Dupuys (veuve Jean Sauvaget depuis c.1666) reçut elle-même la troisième concession à Pointe-du-Lac: un fief de 3 arpents de largeur sur 2 lieues de profondeur, depuis la limite est du fief Sauvaget-Seigneuret jusqu’à la concession faite à Claude Jutras, en banlieue de Trois-Rivières. Anne Dupuys survit plusieurs années à son époux; son corps fut inhumé à Trois-Rivières. L’âge indiqué dans son acte de décès, 100 ans, peut être remis en question, mais il est certain qu’elle mourut à un âge très avancé pour l’époque, même exceptionnel, soit plus de 80 ans.
 
– Le segment nord de l’ancien rang Saint-Joseph de Pointe-du-Lac a reçu le nom de l’époux d’Anne Dupuys: le rang Jean-Sauvaget.