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Toponymie Trois-Rivières
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Jean-Sauvaget, rang
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Pointe-du-Lac
Localisation
District de Pointe-du-Lac.
 
Voie reliant le chemin Anne-Dupuys et le rang Saint-Nicolas, longeant plus ou moins une partie de la rivière aux Glaises.
Historique
Noms antérieurs:
 
- « route de Brise-Culottes » (embranchement nord-est),
- « rang Saint-Joseph » (segment) (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
Le rang Jean-Sauvaget est, avec les chemins Sainte-Marguerite, de la Pointe-du-Lac, des Petites-Terres, de la Concession et Anne-Dupuys, le 6e Rang, le 6e Rang Est, le 6e Rang Ouest, les rangs Saint-Charles, de l’Acadie, Saint-Nicolas et des Garceau, l’une des plus anciennes voies du secteur de Pointe-du-Lac; il apparaît sur le plan Hopkins de 1879 (sans que son nom ne soit indiqué). Il n’était peut-être qu’un simple embranchement, vers le nord-est, de la « route de Brise-Culottes », c’est-à-dire la voie qui mène à la concession de Brise-Culottes, et se prolongeait jusque dans la municipalité d’Yamachiche (la majeure partie de cet embranchement vers le nord-ouest est aujourd’hui disparue).
 
Le tronçon sud de l’ancien rang Saint-Joseph a reçu le nom de l’épouse de Jean Sauvaget: « chemin Anne-Dupuys ».
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Jean Sauvaget, procureur fiscal de Trois-Rivières, procureur de la Compagnie des Indes occidentales à Trois-Rivières et copropriétaire du fief Sauvaget-Seigneuret à Pointe-du-Lac (1656-1674). Natif de la Charente, il avait été l'un des compagnons de Laviolette, le fondateur de Trois-Rivières (1634). Dix ans plus tard, en 1644, Sauvaget possédait une terre près du coteau des Pères (coteau Saint-Louis). Vers 1655, il se fit concéder en roture l'île Margot, dans le delta de la rivière Saint-Maurice. Jean Sauvaget et son gendre, Étienne Seigneuret, furent les premiers possesseurs du fief De Tonnancour (Pointe-du-Lac): le 31 juillet 1656, par acte devant le notaire Séverin Ameau à Trois-Rivières, ils reçurent en fief et seigneurie la première concession située à la pointe du lac Saint-Pierre: trois quarts de lieue française de front sur deux lieues de profondeur, depuis l'embouchure de la rivière Saint-Charles vers Trois-Rivières. – Jean Sauvaget avait épousé Anne Dupuys (1586-1686) en 1610. De leur union était née une seule fille: Jeanne Sauvaget (1614-1704), qui avait épousé Guillaume Bénassis à Marennes, évêché de Sainte, le 9 juillet 1634 (Bénassis mourut avant 1656). Ces derniers n’eurent qu’une seule fille: Madeleine Bénassis (1634-1716). Jean Sauvaget s’engagea, une première fois, le 10 avril 1636, à La Rochelle pour le Cap-Breton. Après être retourné en France, il s’engagea à nouveau pour le Canada, le 6 avril 1642. Il est fort probable que Madeleine Bénassis accompagna son père et son grand-père lors de ce voyage. À Trois-Rivières, elle rencontra un jeune homme, Étienne Seigneuret (1620-1677), natif de Falaise, en Normandie, employé de Michel Leneuf du Hérisson. Leur mariage fut célébré le 13 novembre 1647; la mariée était âgée de 12 ans et demi. En 1652, Jean Sauvaget résidait à Trois-Rivières où il occupait le poste de procureur fiscal de la Compagnie des Indes occidentales. Il mourut entre 1662 et 1666, certainement avant 1668, moment où Louis Godefroy de Normanville déclara avoir hérité de ses biens. C'est son gendre, Étienne Seigneuret, qui, en 1675, donna le nom De Tonnancour au fief Sauvaget-Seigneuret. La fille d'Étienne Seigneuret, Marguerite Seigneuret, héritière du fief Sauvaget-Seigneuret, épousa Louis Godefroy de Normanville. Leur fils, René Godefroy (1669-1738), qui épousa Marguerite Ameau (1669-1749), adopta le nom De Tonnancour dès 1676.