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Toponymie Trois-Rivières
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Jean-Victor-Allard, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Thème
Histoire militaire de Trois-Rivières
Localisation
District des Plateaux, près de l’école Jacques-Buteux, quartier Saint-Jean-Baptiste-de-la- Salle.
 
Voie reliant la rue Maurice-L.-Duplessis à la rue des Bouleaux.
Historique
Voie ouverte en 1963.
 
Nom antérieur: « rue Allard ».
 
Voie renommée « rue Jean-Victor-Allard » le 3 décembre 1984 (Règlement numéro 13-AAZ-285).
Nom actuel
Pour rappeler la mémoire du général Jean-Victor Allard, chef d'état-major des Forces armées canadiennes (1966-1967). Jean-Victor Allard naquit à Sainte-Monique de Nicolet le 12 juin 1913. Il rejoignit les rangs de la Milice canadienne au début des années 1930, puis les Forces armées régulières en 1939, entreprenant une carrière qui allait durer trente ans. Après avoir combattu en Italie et dans le nord-ouest de l'Europe, au sein du Royal 22e Régiment, durant la Deuxième Guerre mondiale (général de brigade, 1945), puis en Corée (1953), il fut nommé attaché militaire à l'ambassade canadienne à Moscou (U.R.S.S.). Major-général en 1958, il obtint ensuite le commandement d'une division britannique avant son retour au pays. En 1966, le lieutenant-général Jean-V. Allard se vit offrir le poste de chef de l'état-major de la Défense nationale (CED). C'était la première fois qu'on honorait ainsi un Canadien-Français. L'honneur était cependant assorti d'un défi de taille: celui de réaliser l'unification des forces canadiennes (armée de terre, aviation et marine). Sachant bien que le titulaire du dossier de l'unification allait se heurter à de fortes résistances dans les milieux concernés, Allard posa une condition: la garantie qu'on le laisserait former un comité d'étude sur la place des francophones dans les forces armées et assurer l'égalité des chances d'avancement des francophones à tous les niveaux. Plusieurs réalisations découlèrent de son action: la désignation de Bagotville comme base aérienne francophone, la mise en place d'un destroyer comme unité navale francophone et l'établissement d'un centre d'instruction en français au Collège militaire royal de Saint-Jean. Durant sa carrière, le général Allard s'est mérité plusieurs distinctions, notamment: l'Ordre du service distingué, la Croix de guerre et la Légion d'honneur de France et le Lion de Bronze des Pays-Bas. En plus d'avoir été compagnon de l'Ordre du Canada et commandeur de l'Ordre de l’Empire britannique, il reçut des doctorats honoris causa de cinq universités canadiennes. Le manège militaire de Trois-Rivières a officiellement été nommé Manège Général-Jean-Victor-Allard. Il y a aussi: l'édifice Général-Jean-Victor-Allard à la Garnison Saint-Jean de la Base des Forces canadiennes de Montréal, ainsi que l'Escadron 817 « Général-J.-V.-Allard » à Nicolet.
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