PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
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Johnson, place
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District des Estacades.
 
Impasse à partir de la rue Johnson.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Daniel Johnson (1915-1968), 20e premier ministre du Québec, de 1966 à 1968. Fils de Francis Johnson (commis dans une ferronnerie et organisateur du Parti conservateur) et Marie-Adéline Daniel, deuxième de neuf enfants, Daniel Johnson naquit à Danville le 9 avril 1915. Il fit ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe, puis au Grand Séminaire, de 1935 à 1937. Cette année-là, il entreprit des études de droit à l’Université de Montréal. Il fut admis à la pratique du droit en 1940. Lors d’une élection partielle tenue le 18 décembre 1946, il fut élu député de Bagot sous la bannière de l’Union nationale. Il fut réélu lors des six élections générales suivantes (1948, 1952, 1956, 1960, 1962, 1966). Vice-président de l’Assemblée législative du Québec à compter du 15 décembre 1955, il accéda au conseil des ministres le 30 avril 1958 en devenant ministre des Ressources hydrauliques, poste qu’il conserva dans les gouvernements de Paul Sauvé et d’Antonio Barrette jusqu’à la défaite de l’Union nationale, en 1960. L’année suivante (1961), il fut élu chef de son parti, devenant de ce fait chef de l’Opposition officielle. L’Union nationale ayant perdu l’élection de 1962, contre le Parti libéral de Jean Lesage, Johnson publia en 1965 un livre intitulé Égalité ou indépendance. C’est sous ce thème qu’il mena l’Union nationale à la victoire lors de l’élection générale de 1966. Il fut premier ministre du Québec du 16 juin 1966 jusqu’à son décès au barrage de Manic V, le 26 septembre 1968. C’est durant son court mandat que furent inaugurés le métro de Montréal et le pont Laviolette à Trois-Rivières et que se tint l’Exposition universelle de Montréal en 1967. C’est lui qui accueillit le président de la France, le général Charles de Gaule, lors de sa visite au Québec qui fut marquée par son célèbre cri : « Vive le Québec libre ». À son décès, Johnson était âgé de 53 ans. Le barrage de Manic V a été désigné « barrage Daniel-Johnson » en sa mémoire. Daniel Johnson avait épousé Reine Gagné. Jean-Jacques Bertrand lui succéda au poste de premier ministre du Québec. Ses fils Pierre-Marc et Daniel furent tous deux premiers ministres du Québec durant quelques mois, le premier en 1985, le second en 1994.