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Toponymie Trois-Rivières
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Lac-Saint-Pierre, chemin du
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Pointe-du-Lac
Localisation
District de Pointe-du-Lac.
 
Voie d’évitement du village de Pointe-du-Lac, dont les extrémités s’ouvrent sur la rue Notre-Dame Ouest.
Historique
Nom antérieur: « rue du Fleuve » (avant l'harmonisation des odonymes de la nouvelle ville de Trois-Rivières, le 20 septembre 2004).
 
Cette voie a été aménagée en 1952 par le ministère de la Voirie comme voie d’évitement du village de Pointe-du-Lac, ce qui a énormément contribué à faire baisser le nombre d’accidents sur la rue Notre-Dame Ouest, dans le virage au sud-ouest de l’église paroissiale.
Nom actuel
Cette voie longe une partie du lac Saint-Pierre, en face du village de Pointe-du-Lac. Le lac Saint-Pierre est un élargissement du fleuve Saint-Laurent en face de Trois-Rivières. Il est l'un des plus grands lacs du Saint-Laurent: d'une longueur de 45 kilomètres, il atteint 13 km dans sa partie la plus large. Au plan géologique, le lac Saint-Pierre est un vestige du « lac Lampsilis », le 6e grand lac qui s'était formé lors du retrait de la mer de Champlain, il y a 8 000 ans. Le lac Lampsilis s'étendait alors de Kingston (Ontario) à Québec. En 1535, l'explorateur Jacques Cartier donna au lac Saint-Pierre le nom de « Grand lac d'Angoulême », en l'honneur du roi de France, François Ier, duc d'Angoulême. Soixante-huit ans plus tard, le 29 juin 1603 (jour de la fête de saint Pierre, apôtre), Samuel de Champlain le rebaptisa du nom de « lac Saint-Pierre ». Champlain disait du lac, en 1609: « L'eau est presque dormante dans le lac qui est fort poissonneux... La pescherie du poisson y est plus abondante qu'en aucun autre lieu qu'eussions vu ». L'ancienne municipalité de Pointe-du-Lac, établie à la pointe nord-est de ce lac tirait son nom de sa position géographique. – Le lac Saint-Pierre constitue la halte migratoire la plus importante en Amérique du Nord pour la sauvagine, particulièrement pour les bernaches, appelées communément "outardes", et pour les oies blanches, appelées aussi « grandes oies des neiges ». Elles y séjournent d'abord au printemps lorsqu'elles sont en route pour leur aire de reproduction, dans le Grand Nord canadien, puis en automne, lorsqu'elles retournent hiverner au sud. Au printemps, lorsque se retire l'eau qui avait inondé les terres et les champs de maïs de la plaine du Saint-Laurent, les rives constituent des habitats humides riches et variés où s'épanouit la vie. Les marécages, les prairies humides et les marais offrent alors couvert, protection et nourriture à la faune qui y réside. Les oies blanches sont particulièrement friandes de ce qu'elles y trouvent. Plus d'un demi-million d'entre elles transitent annuellement dans la région de Trois-Rivières, de Baie-du-Fevbre à Sainte-Anne-de-la-Pérade, formant un véritable tapis blanc au sol et offrant un spectacle saisissant.
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