PORTAIL MUNICIPAL
Toponymie Trois-Rivières
Recherche d'un toponyme
Lancer la recherche
Langelier, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Cap-de-la-Madeleine
Thème
Gouverneurs, lieutenant-gouverneurs et premiers ministres
Localisation
District de Châteaudun.
 
Voie reliant les rues Belleau et Jetté.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de François Langelier (1838-1915), lieutenant-gouverneur du Québec de 1911 à 1915. Fils de Louis-Sébastien Langelier, cultivateur, et Julie-Esther Casault, François-Charles-Stanislas Langelier naquit à Sainte-Rosalie le 24 décembre 1838. Après des études au Séminaire de Saint-Hyacinthe (1851-1858), puis à l'université Laval à Québec où il obtint un baccalauréat en droit (1860) et une licence en droit (1861), il poursuivit ses études à Paris de 1861 à 1863. Admis au Barreau du Bas-Canada le 10 octobre 1861, il pratiqua le droit à Québec et enseigna à la faculté de droit de l'université Laval de 1863 à 1915. Secrétaire de la faculté de droit de 1863 à 1866, il en fut le doyen de 1892 à 1915. Langelier participa à la fondation de journal L'Électeur en 1880 et collabora aux journaux La Nation, L'Opinion publique, L'Événement, ainsi qu’à la Revue légale de 1895 à 1897. Candidat libéral défait dans la circonscription de Bagot en 1871, il fut élu député libéral de Montmagny à l'élection partielle du 16 décembre 1873. Défait en 1875, puis réélu en 1878 dans Portneuf, il fut nommé commissaire des Terres de la couronne dans le cabinet Joly de Lotbinière (du 8 mars 1878 au 19 mars 1879), puis Trésorier de la province (du 12 mars au 31 octobre 1879), avant d’être défait dans Portneuf en 1881. Langelier fut aussi conseiller municipal de 1880 à 1890 et maire de la ville de Québec de 1882 à 1890. Élu député libéral de Mégantic à la Chambre des communes, lors de l'élection partielle du 10 juillet 1884, il fut réélu dans Québec-Centre en 1887, en 1891 et en 1896. Il démissionna le 14 janvier 1898 lors de sa nomination comme juge à la Cour supérieure de Québec. Il fut ensuite nommé juge de la Cour supérieure à Montréal en janvier 1901. Administrateur de la province en 1903, il fut nommé juge en chef de la Cour supérieure à Québec le 6 juin 1906, avant d’être assermenté comme lieutenant-gouverneur du Québec le 6 mai 1911. Il publia Lettres sur les affaires municipales (1868), De la preuve en matières civiles et commerciales (1894), Commentaires du Code civil de la province de Québec (6 volumes: 1905-1911) et Cours de droit civil de la province de Québec. Nommé docteur honoris causa de l'université Laval et de l'Université de Paris en 1878, puis du collège Bishop's en 1903, il fut élu bâtonnier du Barreau de Québec en 1885, en 1887 et en 1888, vice-président de l'Association du Barreau canadien en 1897, secrétaire de la première Société de colonisation du Québec, membre du Conseil de l'Instruction publique, président de l'Institut canadien (1867 à 1869), de la Ligue antialcoolique, des Fêtes du IIIe centenaire de Québec, du Conseil des arts et manufactures en 1891 et en 1892; membre de la Société royale du Canada en 1908 et président de la section française de cette société en 1910. Il fut fait chevalier par le roi Édouard VII en 1907, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1912 et chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges en 1914. François Langelier mourut en fonction à sa résidence officielle de Spencer Wood, à Sillery, près de Québec, le 8 février 1915; il était âgé de 76 ans et 1 mois. Son corps fut inhumé à Québec, dans le cimetière Saint-Charles, le 11 février 1915. Langelier avait épousé en premières noces Marie-Virginie-Sarah Légaré, fille d'Ignace Légaré et de Julie Thomas dit Bigaouette, à Québec, dans la paroisse Saint-Roch, le 2 février 1864; puis, en secondes noces, Marie-Louise Braün, fille de Frédéric Braün, avocat, et d'Eulalie de Sales de Laterrière, dans la paroisse Notre-Dame de Québec, le 31 mai 1892.