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Toponymie Trois-Rivières
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Lemay, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières-Ouest
Thème
Familles souches du Québec
Localisation
District de Chavigy.
 
Voie reliant les rues Bougainville et Pilon.
Historique
Voie ouverte en 1987.
 
Nom pour lequel la Commission de toponymie a donné un avis favorable le 24 septembre 1999.
Nom actuel
Pour honorer cette famille originaire de Chênehutte-les-Tuffeaux (à l’ouest de Saumur, sur la rive sud de la Loire), en France. – Parmi les membres de cette grande famille, mentionnons le nom de Léon-Pamphile Le May (1837-1918), avocat, bibliothécaire, romancier, poète, conteur et traducteur québécois. Il naquit à Lotbinière le 5 janvier 1837. Il fit ses études à l’école Sainte-Ursule de Trois-Rivières, dirigée par les Frères des Écoles chrétiennes, et au Petit Séminaire de Québec. En 1858, il entreprit des études de droit, puis se mit à la recherche d’un emploi à Portland (Maine, Etats-Unis) et à Sherbrooke. De retour chez lui, il envisagea d’entrer dans la communauté des Oblats et commença des études en philosophie et en théologie, projet qu’il abandonna pour se remettre à l’étude du droit. Établi à Québec, il décrocha un emploi de traducteur à l’Assemblée législative du Canada-Uni. En 1865, il fut enfin admis au Barreau du Québec. Deux ans plus tard, en 1867, le premier ministre du Québec, Pierre-Olivier Chauveau, le nomma responsable de la Bibliothèque de l’Assemblée législative du Québec, bibliothèque qu’il constitua en rassemblant plus de 33 800 volumes (il réalisa le « Catalogue de la Bibliothèque de la Législature de Québec », en 1870). Membre fondateur de la Société royale du Canada en 1882, il reçut un doctorat honorifique de l’université Laval en 1888. Il fut forcé de prendre sa retraite par le nouveau gouvernement de Louis-Olivier Taillon, en 1892. Durant toute sa vie il trouva du temps pour écrire et publier. Ses ouvrages les plus connus, et dont plusieurs sont encore réédités et publiés aujourd’hui, sont: « Les Contes vrais », « Le Pèlerin de Sainte-Anne » (1877, 1893, 1930 et 1998) et « Picounoc le maudit » (1878 et 1972). Mentionnons aussi: « Les Vengeances » (1875), « La Perle cachée » (1876), « Une Gerbe » (1879), « L’Affaire Sougraine » (1884 et 1999), « Les Gouttelettes » (1904 et 1937), « Les Épis » (1914). Le May traduisit aussi des œuvres de William Kirby et Henry Wadsworth Longfellow. Au début de sa vie d’adulte, il avait modifié l’orthographe de son nom, passant de « Lemay » à « LeMay », puis à « Le May ». En 1910, il fut décoré de la rosette d’officier de l’Instruction publique par la France. Il mourut à Deschaillons le 11 juillet 1918.