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Toponymie Trois-Rivières
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Louis-Franquet, rue
Toponyme :
Actuel
Secteur :
Trois-Rivières
Localisation
District des Plateaux, quartier Saint-Jean-Baptiste-De La Salle.
Croissant dont les extrémités s’ouvrent sur la rue Papineau, en face de la rue Jean-Baptiste-Bouchette et à proximité de la rue des Cyprès.
Historique
Voie tracée en 1959.
Nom actuel
Pour honorer la mémoire de Louis Franquet, ingénieur du roi en Nouvelle-France et l'un de ses plus grands architectes. Il visita Trois-Rivières le 27 juillet 1752, afin de vérifier l’état des fortifications après l’incendie du 17 au 23 mai (qui avait détruit la palissade du bourg, le monastère des Ursulines de Trois-Rivières, leur chapelle et leur hôpital, ainsi que 45 maisons des environs). Dans son rapport, il signala que c'est à Trois-Rivières que l'on fabriquait le mieux les canots d'écorce: « J'ai été en voir un chantier. On y en travaillait un de huit places; il était de 33 pieds de longueur, cinq de largeur et deux et demie de hauteur, et du prix de 300 livres. À mesure qu'ils sont faits, on les envoye à Montréal; ils sont destinés pour les voyageurs des pays d'en haut, tant à porter les troupes que les vivres et marchandises. L'ouvrier qui les fait ne veut pas dire son secret, c'est-à-dire la façon dont il s'y prend pour déterminer la courbure des deux extrémités. Il y en a bien un autre qui s'en mêle, mais il ne réussit pas aussi bien. Le premier en fait une si grande quantité qu'il touche du roy tous les ans plus de 6 000 livres. Ce sont des femmes et des filles qui les travaillent. Ils sont totalement construits d'écorce de bouleau avec des varangues arrondies que l'on employe au lieu de courbes; elles sont de bois de cèdre ou de sapin, de deux lignes d'épaisseur au plus et de trois pouces de largeur; et les coutures, recouvertes de gomme de sapin, sont impénétrables à l'eau. Mais il faut aussi éviter les roches... ». Franquet visita aussi l'église paroissiale de Trois-Rivières (il y nota que la chaire sculptée par Gilles Bolvin était « d'une sculpture des plus fines et des plus recherchées »), ainsi que les Forges du Saint-Maurice qu’il a décrites dans Voyages et mémoires sur le Canada.